L’histoire des enfants du bagne du Levant mise en scène par le Créa d’Aulnay-sous-Bois

Publié le 17 Septembre 2013

CreabagneAulnay.jpgUn an de préparation pour monter ce spectacle, mis en scène par Vincent Vittoz, avec des enfants qui n'ont pas été sélectionnés pour leur capacité vocale. C'est un pari, un défi du centre de création artistique d'Aulnay-sous-bois. Un lieu ouvert, reconnu et parrainé par la soprano Nathalie Dessay. La mise en scène est signée Vincent Vittoz.

C'est d'abord une histoire, celle des enfants maltraités du bagne de l'île du levant, au large de Toulon, dans le Var. En 1861, l'empereur Napoléon III autorise l'ouverture "d'une colonie agricole". Un établissement privé qui se propose de rééduquer les jeunes délinquants. La réalité de ces camps est terrible, pendant 17 ans, les enfants vont être violentés, mal nourris et exploités. Certains n'avaient pas 10 ans ! 99 d'entre eux vont mourir des suites de ces sévices. Le bagne, lui sera fermé en 1876.

C'est une leçon de chant, un défi, pour le centre de création artistique d'Aulnay-sous-Bois qui a conçu ce spectacle avec des débutants. Quant aux jeunes artistes, on leur apprend la rigueur, la discipline et la patience.

Représentations, les 4 et 5 octobre 2013 à 20h30 le 6 octobre à 16h au centre artistique d’Aulnay-sous-Bois. Réservations au 01 48 66 49 90.

Source article, photo et vidéo : http://culturebox.francetvinfo.fr

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Culture

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yann 17/09/2013 16:25

C’était avant tout un bagne pour mineur récidiviste, pas une colonie de vacance, normal donc que les conditions de vie y soit difficile, surtout à l’époque.
Par ailleurs, les auteurs du livre "les enfants de l'ile du levant" s'appuie sur le nombre de mort pour appuyer la thèse du mauvais traitement des enfants;
Mais si l'on regarde les archives des villes alentours aux mêmes périodes, on constate un nombre de mort également très élevé, du aux épidémies de collera et variole et que l’accès aux soins ni
était pas forcement meilleurs quand dans la colonie.
Il dit aussi que les jeunes devaient travailler 12 heures par jours ! Ben oui, comme partout en France à l’époque dès qu’on avait plus de douze ans (et encore, l’interdiction pour les – de 12 ans
remonte à 1874), ça n’était pas exceptionnel ou limité à ce bagne.
Je ne doute pas que ces enfants désœuvrés devaient vivre dans des conditions difficiles, et que les plus coriace devaient même être maltraité... mais il faut savoir remettre les choses dans leur
contexte historique : beaucoup en sont ressortie en sachant lire et écrire, voir en ayant appris un métier d’après les archives du « pensionnat ».
Je pense donc que les auteurs en rajoutes un peu, ça fait toujours plus médiatique quand ça fait pleurer dans les chaumières et ça a du se répercuter sur la vente de leur bouquin, mais la réalité
est, comme toujours, beaucoup plus nuancé.
C’est dommage de vouloir travestir la réalité…