Grand Paris : 70 000 logements et un million d’emplois attendus avec le supermétro

Publié le 24 Octobre 2012

Rapprocher les Franciliens de leur lieu de travail et amener de l’emploi aux portes de l’habitat urbain. C’est un des enjeux de taille du Grand Paris. Alors que pour se rendre à son travail, un habitant de la région Ile-de-France passe, en moyenne, deux fois plus de temps dans les transports qu’un habitant de la province, la question fait plus que jamais débat. Face à ce défi, les gares du supermétro régional ont tout leur rôle à jouer… C’est tout du moins, l’idée qui semblait faire consensus hier, lors de la première journée des assises de l’habitat francilien qui rassemblaient représentants des collectivités territoriales, de l’Etat et professionnels de l’urbanisme et du logement, au Parc floral à Paris. Autour de la table, chacun a tenté d’esquisser une réponse à la question : « Comment les gares du Grand Paris express peuvent-elles être un levier de développement urbain? »

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« La gare n’est pas seulement un édifice posé au milieu d’un quartier, elle peut aussi être le moteur d’un développement urbain et économique », pose d’emblée Jean-Claude Ruiysschaert, directeur régional et interdépartemental de l’équipement et de l’aménagement d’Ile-de-France. Sur le papier, les contrats de développement territoriaux, créés pour encadrer l’urbanisation autour des gares du futur supermétro, prévoient la construction de 70000 logements par an en Ile-de-France et la création d’un million d’emplois.

Mais dans les faits, le défi reste entier. Le nouveau schéma directeur de la région Ile-de-France (Sdrif), qui sera mis au vote cette semaine, a bien vocation à inciter les collectivités à davantage d’urbanisation. « Plus encore qu’avant, il faut réfléchir à l’implantation de logements et d’emplois en fonction du futur réseau de transports », reconnaît Pierre Serne, vice-président du conseil régional, en charge des transports.

Un avis partagé par Dominique Alba, directrice de l’atelier parisien d’urbanisme, pour laquelle « chaque gare s’inscrit dans un territoire différent dont il s’agit de penser l’urbanisation de façon différente ». Et si, pour mieux mettre en musique l’objectif de construire de la ville sur la ville, certains appellent de leurs vœux la création d’une autorité organisatrice du logement à même de coordonner tous les efforts, d’autres, comme Claude Capillon, le maire de Rosny-sous-Bois (93), ne manquent pas de rappeler le contexte actuel : « La première question qu’on se pose, c’est de se demander comment accueillir la population avec le réseau de transports existant. »

Une réflexion que Pierre Serne met en perspective : « Si l’on met tout l’argent sur un nouveau réseau de gare, mais qu’à côté de cela on est incapables de faire passer l’actuel RER D de quatre à vingt trains par heures, ce sera raté. »

 Source : Le Parisien du 24 octobre 2012.

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Transports

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ptdr 24/10/2012 21:05

le milliard le milliard le milliard

Pierre T. 24/10/2012 17:54

Qui peut croire à une telle fable ? 1 million d’emplois ? Et pourquoi pas 5 millions ? Et à quel horizon ? 2025, 2035 puisque le financement reste brumeux et incertain ? Certains écrivent vraiment
n’importe quoi de nos jours. Espérons que les lecteurs et les électeurs ne sont pas dupes.