Gnomeo et Juliette

Publié le 12 Mars 2011

C'est l'histoire d'un amour impossible. Juliette porte un bonnet rouge. Gnomeo, lui, un bonnet bleu. A priori cette différence de couleur n'a aucune importance en soi, sauf que, dans le monde des nains de jardin, les bonnets rouges et les bonnets bleus sont en guerre. Sans trop savoir pourquoi d'ailleurs ! Evidemment, un soir de lune, ils se rencontrent autour d'une orchidée de Cupidon et c'est le coup de foudre...

Gnomeo-and-Juliet-Photo-Movie.jpg

Si cette énième version autour de la pièce de Shakespeare ne brille pas par son originalité, les une heure vingt minutes passent tranquillou. Visuellement c'est plutôt agréable  à regarder avec des clins d'œil multiples à Toys Story, Tigre et Dragon, American Beauty ou pourquoi pas à La Fureur de vivre ou Fast and Furious pour les courses en tondeuse.

Comme souvent ce sont les personnages à priori secondaires qui s'avèrent les plus attachants et, en premier lieu, Nanette la grenouille, sorte de gouvernante tête en l'air de Juliette. Shakespeare intervient vers la fin du film sous l'aspect d'une statue prévoyant à nos deux héros de terre cuite une fin tragique...

Cette histoire d'amour va-t-elle mal finir ? Réponse ce dimanche 13 mars à 14h dans l'ultime séance que programme l'Espace Jacques Prévert d'Aulnay-sous-Bois...

Love, give me strength, and strength will help me through... ( Amour, donne-moi ta force, et cette force me sauvera...)

Stéphane Fleury

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Culture

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David Burlot 13/03/2011 16:28


Nous avons vu et cela a plu.
Du coup j'ai promis faire un brin de toilette au petit nain que j'ai récupéré lors de notre emménagement.


Xavier 13/03/2011 01:51


Bonsoir Stéphane,

Les bonnets de rouge, d'un côté; les bonnets bleus de l'autre. Certains ont bien évidemment intérêt à attiser les uns contre les autres. Des fois que ça rapporte des voix...

Mais la réalité déjoue parfois les schémas les plus établis.

C'est ainsi qu'une Juliette des temps modernes habitant les quartiers nord, pourrait lors d'un concert au Cap ou à Prévert, tomber amoureuse d'un garçon habitant les quartiers pavillonnaires. Mais
l'inverse pourrait être tout aussi vrai: un Roméo etc, etc.

Imagine aussi qu'elle s'aperçoive alors que les parents de ce garçon ont travaillé dur pour acquérir leur petit pavillon, malgré les impôts, les taxes, etc. Qu'ils ont fait tout leur possible pour
lui donner une bonne éducation, pour qu'il travaille bien à l'école et apprenne un métier. Elle verrait alors assez vite que ces braves gens ne sont en rien des privilégiés.

Nous pourrions bien sûr raconter la même histoire, s'il s'agissait d'un garçon des quartiers nord rencontrant une fille des quartiers pavillonnaires !

A partir de là, on peut broder plein de choses: des origines, des éducations et des conditions différentes. Alors,peuvent survenir des retenues, des résistances, des conflits et donc une certaine
méfiance.Et dans ce cas,bien sûr la "guerre" peut éclater et détruire l'amour.C'est l'aspect dramatique de la fable.

Mais on peut aussi parier sur l'ouverture, l'intelligence, la chaleur du coeur, le refus des clichés, des oppositions stériles et de ceux qui ont intérêt à les attiser. C'est la version "happy end"
de l'affaire !

Moi, je préfèrerai, toujours la deuxième version !...