Folies d'encre d'Aulnay-sous-Bois : quand Eve rencontre Dali...

Publié le 17 Janvier 2011

La librairie folies d’encre a fait l’événement ce samedi 15 janvier en recevant Dali Touré. Cette jeune auteure de 16 ans aussi lumineuse que brillante, à la maturité et la sagesse étonnantes, en toute simplicité nous a offert une rencontre délicieuse.

 

À la fin de la lecture, des élus précédés du maire sont arrivés en délégation féliciter ce jeune talent. On peut se réjouir de l’intérêt des élus pour cet esprit libre.

Je me permets de citer ici un passage important qui pourrait éclairer ceux qui rétorquaient que le bonheur de vivre n’avait rien à faire dans l’ équation du PLU qui préoccupe cette ville.

Cicatrices Page 24

« Chez nous, les habitations étaient un peu trop dégradées et on ne les rénovait pas. La plupart de nos rues portaient le nom de peintres célèbres tandis que les bâtiments ressemblaient aux « œuvres » abstraites que nous pouvions faire à la maternelle. Nos bâtiments n’étaient presque jamais nettoyés. Les femmes de  ménage en avaient marre parce qu’il y avait des gens qui pissaient partout dans les escaliers. Et puis, « Nous ne sommes pas vos chiennes après tout ! », disaient-elles.

C’est vrai que la saleté ne nous dérangeait pas plus que ça. En effet, nous nous n’en plaignons pas vraiment mais c’est vrai que nous aurions préféré une plus belle ville comme j’aimais le faire dans mes dessins. »

 

Si seulement nous pouvions tous avoir été touché par la sagesse de cette jeune fille.

Et qu’ensemble nous œuvrions pour que notre ville ressemble aux rêves de nos enfants.

 

 Eve

Rédigé par Eve

Publié dans #Culture

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Liberté 20/01/2011 18:30


Rebaptisez: AULNAY HUNDER WOODS, c'est gonflé comme idée, dans le commentaire d'un article littéraire!
Trop fière de notre langue qui a une sémantique si riche, aussi philosophique que sensuelle, j'aime l'idée d'un woodstock rebaptisé RESERVE DE BOIS qui résonne de toute l'ambiguïté et des traits
d'esprit, que permet cette belle langue.
Vive les beaux contes... Mais, ni de sainte même laïque, ni de statues, aucun humain au dessus des autres, mais un ensemble vers le bonheur de tous.Toutes les grandes avancées débutent par une
Utopie. ALORS Rêvons...


Léon, celui qui danse en rond tout le temps (...) 18/01/2011 00:43


Chère Eve,

Au départ, avant d'avoir vu la photo, je pensais qu'il s'agissait de Salvador Dali. Tiens me dis-je alors : Dali est-il ressuscité ? Et conséquence logique : la nouvelle Eve est-elle devenue la
nouvelle Gala ? Ou la nouvelle Amanda Lear ? C'est alors que je poursuivis ma réflexion. Bon sang, mais c'est bien sûr : Ce n'est plus la gare de Perpignan qui est le centre du monde, mais bien
celle d'Aulnay-sous-Bois !

Et dans mon rêve le plus fou, je vois des armées de japonais, de nouveaux riches chinois, de gens venus du monde entier visiter la gare d'Aulnay-sous-Bois (remise au goût du jour bien sûr !). A tel
point que l'argent coule à flot, puisqu'on a institué un péage spécial pour faire la visite.

Les commerces prospèrent, les prix de l'immobilier augmentent. Les caisses de la mairie se remplissent. Les taxes foncières et les taxes d'habitation sont abolies et malgré cela le budget est
largement excédentaire à tel point que les dernières rénovations de l'urbanisme des quartiers nord sont réalisées dans la foulée.

Des travaux pharaoniques sont entrepris et la voie ferrée est enfin enterrée.Les hôtels fleurissent sur les réserves foncières des zones d'activité du nord de la ville pour accueillir tous ces
visiteurs. Les échoppes pullulent et le visage d'Eve se retrouve sur quantités d'objet (foulards, mugs, assiettes, etc) avec la délicieuse inscription : "Souvenirs d'Aulnay-sous-Bois".

Eve est alors élevée au rang de " Nouvelle Sainte Laïque " grâce à un vote unanime du Conseil Municipal. Une statue est érigée. Un nouveau festival est crée et porte le doux nom des " Folles Nuits
de Paris-Aulnay-under-Woods " car, bien évidemment, dans l'intervalle, la ville a été rebaptisée !

Dans l'intervalle, tout le monde veut venir habiter à Aulnay-sous-Bois et on ne trouve plus de pavillon à moins de 1 Million d'euros ! Pendant les Folles Nuits on organise des bals costumés, des
retraites aux flambeaux, des théâtres en plein air...

Et voilà comment une simple rencontre entre Eve et Dali se transforme en une véritable résurrection de la Ville.

C'est pas un beau conte de Noël, tout ça ?


Xavier 17/01/2011 18:16


@ Eve

Tu as bien raison de te faire l'écho de cette rencontre. Cette jeune fille a l'air, en effet, de faire preuve d'une étonnante maturité. Un style court et incisif. Presque clinique même, mais dont
l'émotion n'est pas absente.

En ce qui concerne l'aspect des habitations, je ne dirai qu'un mot " Vive l'A.N.R.U. ! " (même si tout n'est pas parfait et même si cela a mis beaucoup de temps, puisque le lancement de cette
opération de rénovation remonte à 2003). J'ajouterai ensuite - parce que cela n'est pas assez dit-que c'est grâce à l'opiniâtreté et au savoir-faire de J.L. Borloo que tout cela est devenu possible
et a été réalisé. Car il faut toujours rendre à César ce qui appartient à César !

Pour le reste, je suis d'accord avec toi. Il faut rester vigilant. Car il y a déjà beaucoup de cicatrices dans la ville d'Aulnay. Et le propre des cicatrices c'est précisément qu'elles ont du mal à
cicatriser. Alors ne rajoutons pas d'autres cicatrices encore !