Epinay : un an de prison pour le voyageur du RER ultraviolent

Publié le 16 Novembre 2013

Violence-RER-D.jpgA l’annonce de sa condamnation à un an de prison pour violences, Kévin, 19 ans, a tenté de bondir hors du box, comme un animal déchaîné. Son escorte a dû appeler des policiers en renfort pour le plaquer contre terre et le calmer. Ce jeune homme était poursuivi pour une sauvage agression commise le 1er octobre à Epinay, dans le RER. A l’audience, hier à Bobigny, les images de la vidéosurveillance ont parlé d’elles-mêmes. Sur le quai du RER on y voit deux hommes s’échanger des coups de poings. L’un, petit, en survêtement, qui se révélera être Kévin, l’autre plus grand et mince. Puis un troisième individu, plus costaud, entre en scène, et décoche plusieurs coups au plus grand. Après ces premiers échanges ultraviolents, ils se séparent. Le petit ramasse ses écouteurs qui avaient volé pendant la bagarre. Mais arrivé à la hauteur de son adversaire toujours à terre, il lui décoche un grand coup de pied dans le ventre.

Des images chocs que le prévenu regarde sans broncher. Pourtant, il monte en pression. Il suffira que sa victime, un jeune aux traits délicats, commence à s’exprimer pour qu’il explose. « Pourquoi! J’t’ai fait quoi! Dis toute la vérité! Mais il ment, il ment », gesticule le prévenu en tapant nerveusement du poing sur le rebord du box. Devant les juges, la victime revient douloureusement sur son passage à tabac qui lui vaudra dix jours d’ITT (interruption totale de travail), une fracture de l’orbite interne de l’œil et de nombreux hématomes. « J’étais assis dans le RER. J’ai vu ce jeune en train de fumer. Nos regards se sont croisés. D’un signe de tête il m’a indiqué la sortie. J’ai compris qu’il allait m’attendre à la descente du RER. »

Pourtant contre toute attente, c’est le plus grand qui porte le premier coup. Il s’expliquera : « Je me suis souvent fait agresser dans les transports car j’ai un air qui ne colle pas dans le quartier ». Dans le box, Kévin ne tient pas en place. Il coupe intempestivement la parole au président. « Je faisais ma routine tranquillement. Je l’avais même pas calculé. Il m’a porté le premier coup, j’ai vu rouge. » La vidéo racontera mieux qu’un simple récit le déchaînement de violence. C’est aussi ce film qui a permis aux enquêteurs d’identifier et d’interpeller Kévin, un mois et demi après l’agression. Un garçon écorché vif qui, après les foyers de mineurs délinquants, a enchaîné sur la prison. Hier soir, Kévin a été condamné à deux ans de prison, dont un ferme et à une obligation de soins psychiatriques.

Source : Le Parisien

 

 

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #93 Infos

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