En attendant une hypothétique visite à Aulnay-sous-Bois, François Hollande était hier en Seine-Saint-Denis à Clichy-sous-Bois qui est selon lui un exemple et une référence

Publié le 1 Août 2013

hollandeclihysousbois.jpgIl n’a fait que poser un pied au bord de la piscine de Clichy-sous-Bois. Pourtant, hier matin, François Hollande a pris un vrai bain de foule dans la ville et sur la pelouse de sa plage éphémère. Ce fut aussi pour la commune la première visite d’un chef d’Etat. En 2012, quand François Hollande est venu à Clichy, il n’était alors que candidat. « On veut voir le président. Mais il y a trop de journalistes », peste une habitante. Smartphone brandi à bout de bras, les Clichois doivent jouer des coudes pour capturer une photo du président de la République. Une ribambelle de femmes et d’enfants en tee-shirt et maillot de bains entreprennent pendant une bonne demi-heure de percer la double haie formée par la garde rapprochée du président et le cordon des médias. Certains peuvent profiter d’une aide inattendue. Une collaboratrice de l’Elysée fend la foule tenant une fillette par la main : « Tu veux voir le président ? » La petite hoche timidement la tête. Quelques minutes après, elle ressort un peu hébétée de ce face-à-face : « Il m’a demandé comment je m’appelais », bredouille l’enfant.

La plage et la future agence de Pôle emploi

Hier matin, lors de la signature du premier emploi franc de Clichy-sous-Bois, François Hollande s’est employé à réhabiliter l’image de la ville. « Clichy est une référence et un exemple qui peut être porté partout ailleurs », a-t-il lancé. Toujours dans son rôle de VRP de luxe, il a souligné : « Dès l’entrée dans Clichy, on voit à quel point les transformations ont été importantes. C’est une ville qui change. Elle a longtemps été identifiée comme une ville où des événements graves se sont produits. » Une allusion aux émeutes urbaines de 2005 qui avaient éclaté en réaction à la mort de deux adolescents, Zyed et Bouna, électrocutés dans un transformateur. Pour tourner définitivement cette page, le chef de l’Etat insiste : « Nous voulons faire confiance aux villes et aux quartiers. C’est dans les quartiers populaires que le taux de création d’entreprise est le plus fort. »

A sa sortie du parc d’activités de la Dhuys, une cinquantaine de curieux guettent l’apparition de François Hollande. Parmi eux, des employées municipales. Telles des groupies, elles essaient d’apercevoir sa silhouette. « Oui, j’ai voté pour lui. A vrai dire, je ne sais pas exactement pourquoi il est là aujourd’hui », avoue l’une d’elles. Aux fenêtres, des riverains mitraillent avec leurs appareils photo le remuant cortège.

Puis le président entreprend de parcourir à pied les deux cents mètres qui le séparent de la future agence Pôle emploi, dans le quartier du Plateau de Clichy. En territoire ami, le président a été accueilli par Olivier Klein, maire socialiste d’une commune qui l’avait plébiscité à 72% aux présidentielles de 2012. Hier, malgré la crise et une popularité en berne, la ferveur autour de François Hollande était bien réelle.

Seules notes discordantes : l’irruption, vite maîtrisée, d’un supporteur de la cause malienne. Mais aussi le coup de sang d’Eric Raoult, maire UMP du Raincy, qui n’avait pas été convié à la table ronde. Il s’est dit ulcéré par « le sectarisme socialisme ».

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #C'est dans le Journal

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