Douze agents de sécurité pour maintenir le calme à la piscine d’Aulnay-sous-Bois

Publié le 24 Juillet 2013

piscine_aulnay.jpgLa chaleur des derniers jours a provoqué une cohue dans les piscines de Seine-Saint-Denis. Conséquences : des fermetures temporaires et quelques tensions. A Aulnay-sous-Bois ce ne sont pas moins de douze agents de sécurité qui maintiennent le calme autour et dans l’eau.

 Des fermetures en cascade. C’est la conséquence de la cohue enregistrée dans les piscines du département, envahies par les baigneurs en ces jours de fortes chaleurs. Même les plages éphémères, comme Bajo Plage, à Bagnolet, ont dû évacuer leur bassin quelques minutes, ce week-end, afin de procéder à des vérifications de la qualité de l’eau.« On a eu énormément de monde sur le site, confirme le service des sports de la ville. Cela nous oblige à pratiquer régulièrement des analyses. On interdit l’accès au bassin durant dix à quinze minutes, puis ça repart. » A Epinay, les résultats des tests n’étant « pas bons », au centre aquatique du Canyon, le grand bassin a dû être évacué samedi après-midi.

Ailleurs, c’est souvent l’horaire de fermeture des piscines qui est avancé en cas de grande affluence, comme ce fut le cas le week-end dernier à Bobigny, Drancy ou Sevran. Des évacuations temporaires ont également été nécessaires à Bondy ou à Saint-Ouen, plusieurs fois dans la journée. Chaque piscine se doit en effet de respecter la fréquentation maximale instantanée (FMI) pour des raisons de sécurité et d’hygiène. Cette FMI est fixée à un baigneur par mètre carré pour les bassins couverts et 1,5/m2 pour les bassins extérieurs. « On filtre l’entrée de temps en temps, puis on rouvre », confirme-t-on au centre nautique Delaune, à Saint-Ouen.

« C’est de la folie depuis plusieurs jours », admet un employé de la piscine municipale d’Aubervilliers, qui a accueilli jusqu’à 900 personnes lundi et plus de 1000 dimanche. De nombreuses structures conseillent donc aux nageurs d’éviter les heures de pointe. A Villepinte, un employé indique qu’« il y a tellement de monde, l’après-midi, qu’il est impossible de nager ne serait-ce qu’une longueur ». C’est, en revanche, la présence d’un enfant malade qui a entraîné la fermeture de la piscine Henri-Wallon du Blanc-Mesnil pendant environ quatre heures. L’enfant ayant régurgité dans le bassin, les employés ont dû s’affairer au nettoyage et au traitement des eaux. L’afflux des nageurs a aussi engendré des tensions dans plusieurs piscines du département. A Saint-Denis, où la Baleine reçoit 450 à 500 personnes par jour, le public est « très dissipé et l’ambiance parfois très tendue », admet l’un des responsables du centre nautique.

A la piscine Marville, toujours à Saint-Denis, il y a eu « deux petites bagarres » mais celles-ci n’ont pas nécessité de fermeture. Aulnay, où l’ambiance a parfois été très tendue il y a quelques étés, emploie douze agents de sécurité pour maintenir le calme autour et dans l’eau. A Montreuil, enfin, où la construction d’une deuxième piscine est en cours, les disputes dans le bassin du stade nautique Maurice-Thorez ne sont pas rares. Mareyana, Montreuilloise âgée de 38 ans, explique ainsi « avoir déjà vu plusieurs bagarres » alors qu’elle était avec ses deux enfants. Cette mère de famille d’origine égyptienne explique donc entrer dans la piscine « dès l’ouverture des bassins », afin d’éviter l’agitation. « Il y a beaucoup de jeunes qui veulent avoir toute la place dans le bassin moyen. Les gens se poussent. Ce n’est pas très agréable… », conclut-elle.

Source : Le Parisien Photo : www.tourisme93.com

 

 

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Sécurité publique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Romuald Weymann 24/07/2013 09:02

Ces « tensions » ne constituent, hélas, pas un phénomène cantonné aux piscines municipales de Seine-Saint-Denis puisque d'autres villes se heurtent également à ces problèmes.


Depuis le début de l'été, plusieurs faits similaires se sont produits.
A Montreuil, le 18 juin, une caissière est frappée
http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-saint-denis-93/un-agent-de-la-piscine-frappe-a-coups-de-pied-18-06-2013-2905817.php

Dans l'Ain, 19 juin, les gendarmes doivent balancer du gaz lacrymo pour disperser des jeunes qui tentaient d'investir une piscine
http://www.leprogres.fr/ain/2013/06/19/des-incidents-a-la-piscine-lilo-de-saint-maurice-de-beynost

La région lyonnaise subit également ces problèmes.
http://www.leprogres.fr/societe/2013/07/10/la-piscine-du-rhone-fermee-trop-d-incivilites-constatees
http://www.leprogres.fr/rhone/2013/07/21/piscine-du-rhone-un-homme-met-un-coup-de-tete-a-un-agent
http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Societe/Piscines-toujours-des-incidents

A Toulouse il y a 2 jours, la police a dû intervenir pour dégager des jeunes.
http://www.ladepeche.fr/article/2013/07/23/1676086-incidents-a-la-piscine.html

Et je ne suis remonté qu'au début de l'été, tout en me cantonnant à cette année 2013.

L'an dernier, les responsables d'une piscine municipale à Toulouse pensaient avoir trouvé la solution pour éviter ces débordements, pour ne pas dire violences : imposer le slip de bain et le bonnet
pour tout le monde...
http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/29/1390219-tensions-a-la-piscine-nakache.html

Pas bête, finalement; ça permettrait de dissuader les individus débordant de testostérone qui à n'en pas douter considèrent que leur virilité serait mise à l'épreuve s'ils devaient porter slip de
bain moulant et bonnet.


Pour en revenir à Aulnay, alors qu'on nous assure que l'insécurité n'est qu'un sentiment diffus, qu'il convient de ne pas stigmatiser, de ne pas en faire tout un plat, voilà que sont recrutés dans
l'urgence pas moins de 12 agents de sécurité.
Une bonne nouvelle pour l'emploi !...