Des salariés de PSA Aulnay-sous-Bois ont occupé les locaux de la direction du Travail à Paris

Publié le 8 Mai 2013

PSA.jpgPlusieurs dizaines de salariés de l’usine PSA Peugeot Citroën d’Aulnay-sous-Bois en grève ont occupé mardi matin des locaux, à Paris, de la délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle, a constaté une journaliste de l’AFP.

Une délégation, composée notamment de représentants des syndicats CGT et CFDT, a été reçue par des responsables de la délégation générale à l’emploi, avec l’objectif de «faire pression sur la direction de PSA et sur le gouvernement» et d’obtenir mardi un texte de protocole de fin de conflit. Rodolphe Feger, ouvrier et délégué CGT à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), a expliqué que les manifestants étaient «venus demander l’intervention de l’Etat» entre la direction et les ouvriers d’Aulnay, en grève depuis plus de trois mois. Les grévistes réclament que PSA «efface l’ardoise» contre les salariés faisant l’objet de procédures disciplinaires et que les grévistes ne soient la cible d'«aucune discrimination» par la suite dans le déroulement du plan social prévu pour l’usine, vouée à la fermeture. Quatre salariés ont été licenciés et des procédures sont en cours pour trois autres, des délégués syndicaux.

Enfin, les grévistes réclament que l’ensemble des salariés, grévistes ou non, bénéficient de l’APLD (activité partielle de longue durée) déclenchée pour avril et mai à Aulnay. Le ministère du Travail a obtenu de PSA qu’il remette un texte mardi après-midi, «ce qui reste à voir», a commenté Jean-Pierre Mercier, délégué CGT à l’issue de la rencontre, mais aucune date de négociations n’a encore été fixée, selon cette source. La direction n’a pas pu être jointe dans l’immédiat. Les ouvriers grévistes indiquent avoir fourni, eux, un texte à la direction dans lequel sont stipulées la levée des mesures disciplinaires et pénales ainsi que des mesures salariales, dont le maintien de l’acquisition de congés payés pendant la période de grève.

Le 30 avril, le comité d’entreprise de l’usine, qui emploie quelque 3 000  personnes, a entériné le plan de sauvegarde de l’emploi, prenant ainsi acte de sa propre fermeture. Celle-ci est programmée dans le cadre d’un vaste plan de restructuration qui entre mai 2012 et mai 2014 verra la suppression de plus de 11 200 emplois dans le groupe. Depuis plusieurs semaines, les ouvriers grévistes de l’usine de Seine-Saint-Denis multiplient les actions-surprises de ce type.

Source : http://www.liberation.fr

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

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