Des ouvriers de PSA Aulnay-sous-Bois vont devenir chauffeurs de bus

Publié le 5 Juillet 2013

chauffeursbusPSA.jpgIl y a peu, Inyas, Abdallah, Sébastien et Jonathan portaient encore leur tenue grise d’ouvrier. Désormais, c’est en chemise et cravate qu’ils se rendent à l’usine d’Aulnay. Celle-ci doit fermer en 2014. Mais pour eux, l’après PSA a déjà commencé, au volant d’un bus qu’ils s’exercent à conduire sur l’un des immenses parkings désormais déserts du site. S’ils valident leur formation, fin septembre, ils seront embauchés par la RATP. « Il faut avancer, on ne va pas attendre que l’usine soit démolie au-dessus de nos têtes », glisse Abdallah, 36 ans.

Trois cents salariés visés

Tous quatre font partie des premières recrues du centre de transition professionnelle (CTP). Pilotée par l’Afpa (Association pour la formation professionnelle des adultes), la structure doit permettre à 300 salariés de l’usine (qui abrite encore 1800 personnes) de se former pour travailler à la RATP, la SNCF et Aéroports de Paris. C’est un peu la « troisième voie » du plan social, en marge des mutations au sein du groupe (qui doivent concerner 1300 salariés d’Aulnay) et des départs volontaires (346 ont déjà eu lieu). Cette mesure avait été plutôt bien accueillie par les syndicats lors des négociations. « Je n’ai que de bons retours pour l’instant », assure Tanja Sussest, déléguée du SIA (syndicat indépendant de l’automobile).

 Le CTP s’est installé dans un bâtiment vide de l’usine. Depuis son ouverture à la mi-mai, 170 candidats se sont pressés aux tests de présélection. Sur 60 candidats pour la RATP, 20 seulement ont échoué. « C’est un bon résultat, note Nicolas Rivier, chef de projet de l’Afpa. D’habitude, la RATP ne retient qu’un candidat sur 15 ». Dans les salles de formation, on révise son code de la route, ou certains gestes de maintenance pour l’entretien des voies et des trains SNCF. Certains salariés sont invités à réviser le français ou les maths, à améliorer leur expression orale ou écrite… « Le CTP sert de sas. Il permet de réaliser qu’on va changer d’entreprise et qu’il faudra s’adapter », indique Marie-Christine Isla, consultante senior à l’Afpa. « Le changement, ce sera quand on aura eu nos diplômes et qu’on quittera l’usine », nuance Sébastien. Comme ses collègues, il espère retrouver à la RATP ce qu’il pensait avoir trouvé à PSA : « la sécurité de l’emploi ».

Source : Le Parisien

 

 

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

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