Des cuisines de Villepinte à celles de Top Chef l’émission de M6 !

Publié le 27 Janvier 2014

Mohamed-M6.jpgCe soir, à 20h50 sur M 6, sa belle — « et grande » — gueule ne devrait pas passer inaperçue… Dans la fournée 2014 des prétendants au titre de Top Chef, Mohamed Si Abdelkader Benmoussa, 21 ans, est peut-être l’un des plus jeunes mais certainement pas le plus insipide. Coiffure impeccable et regard malicieux, ce gouailleur habitant de Villeparisis (Seine-et-Marne) ne semble guère tétanisé par l’enjeu. « J’adore cette émission alors y participer, c’est juste énorme. La pression, la compétition, ça ne me stresse pas : c’est mon kif! » lance-t-il d’entrée.

Les concours? Il faut dire que le garçon, fraîchement diplômé du Cefaa de Villepinte, y a déjà traîné ses baskets… et fait ses preuves. Coaché comme un sportif par ses formateurs, c’est lui qui décroche en 2013 le convoité titre de meilleur apprenti de 
France, avant de s’incliner la même année en finale du Championnat national des desserts. « La faute à ma mousse de litchis! Elle ne se serait pas affaissée si j’avais fait bouillir le jus. Mais ça, je ne le savais pas à l’époque », analyse ce fonceur, qui n’a pas peur d’assumer ses erreurs et son côté « tête brûlée ».

Découpe des poissons, cuisson des viandes, équilibre des saveurs… Pour « Top Chef » aussi, le compétiteur a bénéficié d’un entraînement de choc et de choix. A deux pas des Champs-Elysées, dans les cuisines des luxueux hôtels du Sers et du Bel-Ami, le chef expérimenté Christophe Hay, son « mentor », n’a rien laissé au hasard. « Parce qu’il a un potentiel énorme! Il y a un an, je cherchais un apprenti et j’ai entendu parler de Mohamed, se souvient le professionnel. Quand il a débarqué pour la première fois, il m’a dit : Vu mon nom et mon prénom, je sais que je vais devoir être à fond. Le deuxième jour, il est arrivé avec une proposition complète de carte de desserts. Je l’ai tout de suite trouvé impressionnant ! » sourit le chef.

La créativité, c’est là-dessus que Mohamed misera pour faire mouche dans le concours de M 6. « Ce que j’aime, c’est surprendre. En glissant, par exemple, un nappage de fenouil qui déchire dans un dessert! Ou en revisitant de vieux classiques français, un truc pas vraiment inné pour moi », explique ce Francilien d’adoption, qui a quitté son Algérie natale à l’adolescence, sans rêve de fourneaux dans les bagages. « De premier de la classe là-bas, je suis devenu un élève de 3e à la traîne et je me suis dit que l’école, c’était pas fait pour moi », explique Mohamed, qui s’oriente alors vers un CAP cuisine « sans conviction » après un passage en entreprise de quelques jours dans un restaurant de Villeparisis.

« Quand j’ai débuté à Villepinte, j’étais un branleur. Mais les formateurs ne m’ont pas lâché et le Cefaa est devenu ma deuxième maison. A 17 ans, mon rêve c’était pourtant de m’engager dans l’armée. » C’est finalement dans les brigades… des grandes cuisines que l’avenir de Mohamed semble tout tracé.

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #C'est dans le Journal

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