Comment ont été attribués les panneaux électoraux des municipales de 2014 à la préfecture de Bobigny?

Publié le 8 Mars 2014

3653287_11-0-4165079159_640x280.jpgA partir de lundi, jour de lancement de la campagne officielle des municipales, les affiches des candidats vont fleurir sur les panneaux électoraux, présents notamment devant tous les bureaux de vote. A chaque prétendant son emplacement numéroté. Dans les villages de moins de 1 000 âmes, les places sont octroyées dans l'ordre d'arrivée des demandes faites auprès de la mairie. Pour les communes de plus de 1 000 habitants, c'est le hasard qui décide, avec un tirage au sort qui s'est déroulé hier dans les préfectures. A celle de Seine-Saint-Denis à Bobigny, les représentants de chaque liste ont été invités, ville après ville, à assister à cette loterie démocratique validée par un arrêté préfectoral.

Pas d'huissier pour superviser les opérations, mais des employés préfectoraux. Chaque postulant se voit attribuer un numéro sur un morceau de papier dissimulé dans une enveloppe siglée République française et placée dans une urne transparente avec celles des concurrents. Une main innocente du bureau des
élections mélange le tout puis sort une première enveloppe décernant l'emplacement n° 1. C'est le numéro fétiche de la majorité des candidats parce qu'on prétend que le panneau qu'il offre, en plein champ visuel, est celui que l'électeur va lire en premier. 

Attention, tout le monde n'est pas convaincu. « Ça, c'est un truc de superstitieux », estime l'écolo Alain Amédro, en lice à Aulnay-sous-Bois. Le 
socialiste Abdelhak Kachouri, qui brigue le fauteuil de maire à Neuilly-sur-Marne, a, lui, envie d'y croire. Et pour cause : il a tiré ce fameux « number one », le gros lot situé... le plus à gauche. « Le n°  1, c'est un chiffre rassurant. Si on peut arriver à cette place au soir du premier tour, ça sera encore mieux », insiste-t-il. 

«Le plus important, c'est d'aller à la rencontre des électeurs»

Lors du tirage pour la commune de La Courneuve, Kamel Hamza, investi par l'
UMP, décroche, à l'inverse, le dernier panneau, le plus à droite donc. « Je rentre chez moi malheureux. Je me voyais premier, j'espérais un coup de pouce de l'au-delà ! » sourit-il. A vrai dire, il s'en moque un peu. « Le plus important, c'est d'aller à la rencontre des électeurs. Et puis, de toute façon, nous, on va faire la différence sur les panneaux parce qu'on a de très belles affiches », vante-t-il. 

A Pantin, l'UMP Geoffrey Carvalhinho, 24 ans, figure également en cinquième et dernière position... sur les panneaux ! Néanmoins, il s'en félicite. « C'est la meilleure place. Les quatre candidats de gauche sont à ma gauche et, moi, je suis tout à droite, à une extrémité. Le chiffre 5 me porte chance, j'ai axé ma campagne autour de cinq engagements », explique-t-il. Le chef de file de Lutte ouvrière à Drancy, Idilio Valdenebro, s'adjuge, lui, le panneau no 3 sur un total de quatre. Cependant, cela ne lui fait ni chaud ni froid. « Autrefois, avant d'aller voter, les gens passaient au peigne fin les panneaux.
Maintenant, ils ne les regardent plus », observe-t-il.

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #En route vers 2014 !

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