Caillassages et agressions dans les bus des CIF

Publié le 10 Novembre 2014

busCIF.jpgLes chauffeurs de bus des Courriers d'Ile-de-France (CIF) ont de nouveau exercé leur droit de retrait hier soir à la suite de nouveaux caillassages. Ceux-ci sont intervenus dans le Val-d'Oise à Arnouville, sur la ligne 11 (Saint-Denis-Goussainville), là même où s'était produite l'agression d'un chauffeur samedi soir, et à Garges, deux fois sur la ligne 31 (Garges-Sarcelles-Bonneuil-en-France) et une fois sur la 9502 (Roissy-RER-Montmorency), à la gare. Mais ces caillassages se sont aussi produits en Seine-Saint-Denis. En effet, selon la CGT, deux autres jets de projectiles ont été relevés, cette fois sur des bus des lignes 1 (Villeparisis-Le Blanc-Mesnil) et 44 (Sevran-Beaudottes-RER B - Sevran-Beaudottes-RER B).

Le travail avait pourtant repris hier, après l'exercice d'un premier droit de retrait samedi. Le trafic avait donc été assuré normalement sur le réseau qui couvre à la fois la Seine-Saint-Denis, la Seine-et-Marne et le Val-d'Oise. C'est dans ce département qu'avait eu lieu samedi soir l'incident de trop.

Plus de 60 faits sur neuf mois selon la CGT

Deux hommes encagoulés et gantés ont fait irruption dans le bus, gazé le conducteur de la ligne 11 et l'ont frappé avant de s'enfuir. La scène s'est produite vers 20 h 30, à Arnouville. Ce n'est pas la seule agression essuyée ce soir-là par les chauffeurs des CIF. Entre 18 h 30 et 21 h 30, des bus de la ligne 31 ont été caillassés à trois reprises, dans le secteur de la gare de Garges-Sarcelles.

« Lors de l'agression d'Arnouville, le système de sécurité n'a pas fonctionné. La vitre n'est pas montée », précise Djamel Benkissaou, délégué CGT au CHSCT des CIF qui s'inquiète devant « l'explosion des caillassages ». « Nous sommes confrontés à une montée en puissance, cela se déroule pratiquement quotidiennement. Ce sont des jeunes en gare de Garges-Sarcelles qui attendent les bus. On n'a pas d'explication. » Selon lui, plus de 60 caillassages ont été relevés sur neuf mois contre peu plus de 40 l'an dernier.

Jointe hier soir, la direction des Courriers d'Ile-de-France précisait avoir pris toutes les mesures nécessaires samedi. « Il n'était pas possible de dévier la ligne. Par précaution, nous avons fait rentrer tous les bus. Les chauffeurs ont pu ensuite exercer leur droit de retrait.» Concernant l'explosion des caillassages, la direction corrige : « Il n'y a pas de recrudescence. Nous avons connu une baisse des faits très sensibles depuis un an. Nous constatons actuellement une remontée mais pas aussi forte. » Une réunion du CHSCT doit avoir lieu la semaine prochaine.

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Transports

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Romuald Weymann 10/11/2014 10:27

La direction a vraisemblablement tout intérêt à minimiser la situation puisque le reconnaître, c'est renforcer les mesures de sécurité en commençant par le recrutement supplémentaires de «
médiateurs », ce qui plombe les finances.

Ou quand des économies de bout de chandelle, si je puis dire, se fait au mépris de la sécurité des agents.