Bientôt une rue Nelson Mandela à Aulnay-sous-Bois ?

Publié le 23 Décembre 2013

Nelson-Mandela.jpgPas un département n’y échappe. Depuis la mort de l’ex-président sud-africain, les initiatives de communes, de droite comme de gauche, pour donner le nom de Mandela à une rue, une place ou un bâtiment public  se multiplient.

La première rue Mandela remonte à 1985 à Bobigny. A Sarcelles (95), le complexe sportif porte son nom depuis 1998. Vendredi soir, c’est la nouvelle maison des associations et de la jeunesse de Montigny-lès-Cormeilles (95) qui a été baptisée du patronyme de l’ancien prix Nobel de la paix. La veille c’est le maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui donnait le nom du militant anti-apartheid au jardin des Halles dans le Ier arrondissement. Tout le monde veut sa rue ou sa place au nom de Nelson Mandela.

Les temps ont bien changé depuis 1989, quand le maire de Sartrouville(78) Laurent Wetzel (1989-1995) (UDF-CDS) rebaptisait Félix Eboué une salle municipale qui portait jusque-là le nom de Nelson-Mandela. L’élu accusait le leader africain d’être « un chef terroriste ». Longjumeau, en Essonne, a été l’une des premières communes d’Ile-de-France à choisir le nom de l’ancien leader sud-africain, après sa mort. Le lendemain du décès, la maire (UMP), Sandrine Gelot-Rateau, inaugurait le nouveau parc urbain de la commune.

En Seine-Saint-Denis, le nom de Mandela était déjà largement présent dans les espaces publics, avec notamment un collège au Blanc-Mesnil. Depuis la mort du héros sud-africain, c’est l’avalanche. Les maires de Villepinte(DVG) et d’Epinay (DVD) ont décidé de baptiser leurs centres culturels « Mandela ». A Dugny (UMP), la maternelle Jaurès deviendra maternelle Mandela, « mais la primaire s’appellera toujours Jaurès », précise la ville. A Bagnolet (PC), la place Salvador-Allende a été rebaptisée dans l’urgence… et tant pis si l’on fêtait cette année le 40e anniversaire de la mort du président chilien.

Aulnay, Pantin, Melun (77), Montmorency (95), Courbevoie et Puteaux (92), Créteil (94), Bonneuil (94) vont avoir également une rue, un complexe sportif, une médiathèque ou un espace vert au nom du président disparu. A Yerres (91), le conseil dirigé par Nicolas Dupont-Aignan (DLR) a aussi voté à l’unanimité une motion pour rebaptiser Nelson Mandela le pont Soweto situé en centre-ville. De son côté, Villeneuve-Saint-Georges (94) va débaptiser le stade Brossolette pour le dédier à Madiba.

Dans l’Oise, à Creil, la future passerelle sur l’Oise pourrait être nommée Nelson-Mandela. Seule LO (Lutte ouvrière) a refusé de s’associer « à l’unanimisme qui s’établit au sein du personnel politique autour de Mandela ». Mais tous les élus ne goûtent visiblement pas cette mode. A Mériel, petite commune du Val-d’Oise, le maire (sans étiquette) a rejeté la proposition d’un élu Front de gauche de rebaptiser la salle communale Jean-XXIII sous prétexte que « Nelson-Mandela n’était pas une personnalité mérielloise ».

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #C'est dans le Journal

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