Aulnay-sous-Bois : opération collège mort à Debussy après de graves incidents

Publié le 23 Mai 2014

aulnay-college-debussy.jpgAUJOURD'HUI, DES PARENTS d'élèves se sont donné rendez-vous devant le collège Debussy d'Aulnay-sous-Bois et appellent à une journée Collège mort. Ils viennent ainsi soutenir les enseignants, remontés depuis plusieurs jours après une série de graves incidents.

Mardi après-midi, une poignée d'élèves sont entrés dans l'enceinte de l'établissement en sautant par-dessus la grille et ont mis le feu à un arbre proche d'un bâtiment où se trouve l'atelier des Segpa (sections d'enseignement professionnel et adapté) et le dojo de sport. Deux agents du collège ont tenté d'éteindre l'incendie avec des extincteurs mais il a fallu attendre l'arrivée des pompiers pour y parvenir.

Pendant les quarante minutes qui ont été nécessaires pour circonscrire le feu, l'alarme incendie n'a pas fonctionné. Et la direction de l'établissement n'a pas procédé à l'évacuation du bâtiment. « On a appris cet incident à 17 heures, par des bruits de couloirs, explique un enseignant. Pour toute l'équipe, ça a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. »

Le lendemain, les professeurs de ce collège de 700 élèves classé en zone d'éducation prioritaire (ZEP) ont exercé leur droit de retrait. Hier encore, la quasi-totalité des enseignants n'ont pas fait cours et les élèves sont rentrés chez eux.

S'ils sont si mobilisés, c'est parce que les problèmes se sont multipliés ces dernières semaines au collège Debussy. Il y a deux mois déjà, des collégiens ont jeté des pierres dans le dos d'une enseignante. Il y a deux semaines, d'autres ont tenté de mettre le feu dans une salle de sciences de 3 e . Et lundi, les pompiers sont également intervenus devant l'établissement pour éteindre un incendie, au rond-point situé en face du collège. « On se sent en insécurité pour nous mais aussi pour les élèves, poursuit le professeur. Et, surtout, tous ces problèmes sont liés à une mauvaise gestion. Voire à une non-gestion du collège par la direction. »

Vent debout contre la principale du collège, en poste depuis trois ans à Debussy, les professeurs n'y vont pas de main morte et dénoncent des problèmes de communication, un manque de compétence dans la gestion administrative... et demandent le départ pur et simple de la principale.

A la direction académique, on ne tient pas à s'exprimer sur ce point. Mais on reconnaît que la « situation est complexe » et qu'un audit a été diligenté ces dernières semaines au collège pour « tenter de comprendre les différents dysfonctionnements et de trouver des solutions ». Déjà, depuis mardi, une équipe mobile de sécurité (EMS) a été dépêchée sur place pour apaiser les choses, sécuriser le collège et lancer une médiation avec les élèves.

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Education

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Romuald Weymann 23/05/2014 23:19

On va avoir droit au couplet de l'anonyme qui va nous assurer que Le Parisien fantasme, invente, stigmatise.

Outre une présence policière, il me semble qu'il avait été proposé des portiques de sécurité aux entrées d'établissements scolaires, mais ça avait été jugé trop sécuritaire, stigmatisant.
Soit !

Qu'ils assument donc cette posture bisounours.

JLK 23/05/2014 19:52

Didier,je trouve ton commentaire quelque peu réducteur du problème.
1.Les individus provenant de l'extérieur auraient_ils pu rentrer si une présence policière extérieure existait?
2.Les établissements scolaires sont des lieux d'éducation et encore plus d'instruction.Je comprends que les enseignants refusent des policiers.Ils existent des surveillants,une équipe mobile de
sécurité,des conseillers d'éducation....
Si un élève ou des élèves perturbent,le conseil de discipline doit sanctionner.
3.Il semble que comme au lycée Voillaume,la gestion administrative ne soit pas à la hauteur.
Enfin, pour résumer,il serait nécessaire que tous les partenaires se mettent à une table pour mettre fin à ceci.
Ville,police,Conseil Géneral,Etat.

bessaguet 23/05/2014 13:19

Sauf erreur de ma part, lors de la création des ces ZEP, la présence policière dans l'enceinte d'établissements avait été évoquée puis abandonnée devant les contestations du corps enseignant :
maintenant il est facile de crier aux loups après avoir fat fuir les chasseurs.