Aulnay-sous-Bois : les médiateurs dénoncent des violences policières après le feu d’artifice du 14 juillet

Publié le 19 Juillet 2013

arretez-la-violence.jpgA Aulnay, des agents municipaux disent avoir été frappés par des policiers après le feu d’artifice du 14 juillet. Le maire a saisi Manuel Valls.

 Les festivités du 14 juillet laissent un goût amer, à Aulnay-sous-Bois. Certes le feu d’artifice, qui a attiré plus de 20000 spectateurs au parc Ballanger, a été une belle fête, mais quelques débordements dans la soirée ont gâché le plaisir. Pas tant par les jets de mortiers, qui ont notamment brûlé le préfabriqué d’une école, que par des coups de matraque que plusieurs agents municipaux disent avoir essuyé, provoquant des lésions constatées par un médecin. Une plainte devrait arriver aujourd’hui sur le bureau de la procureur de la République, à Bobigny demandant la saisine de l’IGS, la police des polices.

C’est à la cité de la Rose-des-Vents que tout se serait passé, une fois le feu d’artifice terminé, dimanche soir. « Les agents de la ville ont pour mission de vérifier que le retour dans les quartiers se passe dans de bonnes conditions, tout se fait en coordination avec la police nationale », explique Ronan Wiart, directeur de la tranquillité publique, en charge des médiateurs.

Rue Edgar-Degas, les agents de la ville aperçoivent des pierres au sol qui leur laissent craindre des risques d’échauffement. Selon le récit fait par les médiateurs, la police arrive dans la foulée et le ton monte. « Bien qu’ayant décliné leur identité et leur fonction et disposant d’une tenue identifiable(NDLR : tee-shirt blanc floqué des mots médiation prévention en lettres noires), nos médiateurs sont pris à partie, insultés et frappés violemment par un fonctionnaire de police », écrit le maire PS d’Aulnay Gérard Ségura dans un courrier adressé hier au ministère de l’Intérieur. Les médiateurs se replient et en appellent à leur responsable, Ronan Wiart. Près du centre culturel le Cap, base arrière des forces de l’ordre, les agents de médiation désignent celui qui les a frappés et lui demandent de s’expliquer. Il s’agirait d’un fonctionnaire de la compagnie de sécurisation.

Des coups de matraque

« Sentant un climat tendu, j’y suis allé moi aussi avec le chef du service de médiation. Face à nous, le fonctionnaire était véhément, rapporte Ronan Wiart. J’ai soustrait mes agents et alors que nous repartions, le chef du service médiation et moi-même avons reçu un coup de matraque à la cuisse, par-derrière. » En seize ans de métier sur plusieurs villes du département, il n’a jamais vécu cela. « On s’efforce de soutenir la police nationale au quotidien et ça n’est pas toujours facile, mais on le fait, la mission des médiateurs n’est pas facile, ils doivent pacifier les rapports avec la police. Là en tant que manageur je suis face à un sérieux dilemme », insiste Ronan Wiart.

« Aucune violence n’est admissible », s’émeut Miguel Hernandez, adjoint (PC) au maire qui rappelle l’émotion suscitée par des tirs de flash-ball quelques jours plus tôt cité de l’Europe. Gérard Ségura s’en est ouvert au préfet, Philippe Galli, en visite sur la ville mercredi. « Le rapport de police fait état d’une situation extrêmement tendue, rapporte - ont au cabinet de préfet. Il est regrettable que des coups aient pu être portés. Il y a une enquête, elle permettra de tirer les choses au clair. »

Source : Le Parisien

 

 

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Sécurité publique

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henri 19/07/2013 09:18

je ne savais pas qu'a aulnay l'on avait un directeur de la tranquillité et j ' aimerais savoir le nombre directeurs qu 'il peu y avoir a aulnay
Une autre chose je me souviens pas avoir entendu m miguel hernandez lors du caillassage de la voiture de police dire qu'il s'était émeut
Il faudrait peut être remettre la police municipale la nuit