Aulnay-sous-Bois : le député UMP Gérard Gaudron appelle à cesser la polémique autour du site PSA. Les salariés méritent mieux selon lui.

Publié le 11 Mai 2012

gerardgaudron.jpgGérard Gaudron, le député UMP sortant de la 10e circonscription de Seine-Saint-Denis, a réagi au double communiqué de Gérard Ségura et Daniel Goldberg (voir ici) à propos de la reconversion des salariés de PSA après la fermeture éventuelle de l'usine d'Aulnay-sous-Bois. Il appelle à ne pas sombrer dans la polémique, considérant que les employés du groupe automobile méritent mieux. Selon lui, les incertitudes autour de l'avenir du site de production aulnaysien ne sauraient être exploitées à des fins électorales au moment même où la campagne des législatives débute. D'après lui, il est vain de nier le contexte global difficile de l'industrie française et, pour faire face à la situation, il préconise la création d'un comité d'anticipation industriel pour éviter tout changement brutal dans l'activité actuelle de l'usine aulnaysienne.    

Voici l'intégralité du communiqué ci-dessous :

Communiqué de Gérard GAUDRON

Pas de polémique, les salariés de PSA méritent mieux

Moi, votre député Gérard GAUDRON, je travaille pour eux depuis bien longtemps.

 

Il est à regretter que Gérard SEGURA, Maire d’Aulnay-sous-Bois ne puise les informations qu’il relaie sur son Blog dans le seul journal quotidien du matin…

En effet,  sur un sujet aussi important et sensible que l’avenir de l’Usine PSA d’aulnay, sujet sur lequel je m’investit quotidiennement depuis plusieurs mois maintenant,  il aurait été mieux inspiré et, si j’ose dire plus professionnel, qu’il attende une journée de plus pour recevoir mon rapport sur l’avenir de la filière automobile française et prendre le temps de le lire dans son intégralité. Il aurait pu ainsi fonder son jugement, peut-être même rétablir la vérité, et éviter ainsi de colporter des propos inexacts.

Aussi, aux fins, d’abord d’être parfaitement clair avec l’ensemble des salariés de PSA aulnay  ensuite de répondre aux propos erronés  de Monsieur SEGURA,  il me semble nécessaire d’apporter des précisions sur le contenu de mon rapport et ainsi rétablir la vérité.

« Pour ce qui concerne le site de PSA à Aulnay, l’engagement pris par le groupe PSA est de produire la C3 jusqu'en 2014. En revanche aucun nouveau modèle n'est programmé sur le site d'Aulnay après cette date. Si la remplaçante de la C3 n’y était pas produite, les atouts industriels du site et les compétences de ses personnels doivent permettre à PSA d’envisager une reconversion permettant la préservation de l'emploi des salariés actuels. La méthode d’anticipation que je propose me semble devoir être appliquée immédiatement pour Aulnay, en réunissant l’ensemble des acteurs concernés avec un objectif partagé : pérenniser l’activité industrielle du site et offrir un avenir à ses employés. »

En ce qui concerne, le propos qu’il me prête, à savoir « Il y a une usine de construction automobile de trop en France… »,  Encore une fois s’il avait été consciencieux, avait lu l’intégralité du rapport, et vérifié son contenu il aurait pu lire : page 25 chapitre IV du rapport :

« D'après l'association des Constructeurs Européens d'Automobiles (ACEA), qui représente les intérêts de l'industrie automobile auprès de la commission, il existe en Europe une surcapacité d'une dizaine de sites d'assemblage. »

Ce qui, chacun en conviendra, ne veut pas dire la même chose …

Il est donc  injuste, voire diffamatoire,  de laisser entendre que ma préconisation est de « mettre des milliers de gens au chômage » comme l’affirme Monsieur SEGURA.

Je me suis toujours engagé à défendre Aulnay et les propositions que je formule dans ce rapport sont claires : il s'agit d'assurer une production pérenne et ambitieuse dans notre pays.

Concernant mes préconisations, que personnes ne s’y trompe, j’ai proposé de créer un comité d’anticipation industriel. Ce comité aura pour but de proposer des concertations tripartites entre l’industriel propriétaire du site, les représentants des salariés, les élus locaux animées par le Préfet afin d’envisager une reconversion des sites sensibles afin d’éviter tout changement brutal de destinations. C’est justement un « garde fou » indispensable pour les salariés.

Toutefois, nous ne pouvons faire abstraction de la réalité économique qui touche la globalité de notre industrie et celle des constructeurs automobiles en particulier. Dès lors que nous connaissons cette réalité, en responsable politique que je suis, je me dois de proposer des solutions et en l’espèce je n'ai qu'une ambition : que l'avenir industriel de l'usine d'Aulnay soit assuré !

Enfin,  si je peux admettre qu’en période électorale, tous les coups sont permis - si j’ose dire – je ne peux me résoudre à accepter que Monsieur SEGURA fasse de l’avenir de milliers de salariés de l’usine PSA d’aulnay un argument de campagne ayant pour seule vocation de  susciter la peur sur leur devenir.

Monsieur SEGURA, je place l’intérêt de ces salariés au-delà de toute utilisation électoraliste et je déplore que vous n’en fassiez pas de même, c’est indigne d’un responsable politique !

Contrairement, semble-t-il, à l’idée que Monsieur SEGURA  se fait des salariés de l’usine PSA d’aulnay, qu’il croit pouvoir manipuler grossièrement à des fins politique, Je sais moi, pouvoir compter sur leur bon sens pour ne pas « tomber dans le panneau ».

Je demande donc à toutes et tous d'éviter toutes polémiques  sur ce sujet.  

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Emploi

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Laurent Comparot 12/05/2012 16:07

Trois ques­tions à notre très labo­rieux député Gérard Gau­dron :
1– pour­quoi ce rap­port est remis au len­de­main de l’élection pré­si­den­tielle (pur hasard du calen­drier) en plus à un ministre de l’industrie, Éric Bes­son, dont la seule ambi­tion est
deve­nir diri­geant d’un club de foot­ball ?
2– sur quelle métho­do­lo­gie a-t-il bâti son rap­port qui exclut la parole des sala­riés ?
3– pour­quoi mon­sieur Gau­dron si sou­cieux de l’information de élus locaux a réservé à la seule presse la divul­ga­tion de son rap­port ?
Prompt à se pré­tendre seul défen­seur de l’intérêt des sala­riés du site PSA d’Aulnay-sous-Bois, nul doute qu’il compte s’adresser direc­te­ment en public à ces sala­riés pour expli­ci­ter ses
pré­co­ni­sa­tions.