Aulnay-sous-Bois : des tirs de pétard sèment la panique au collège Christine de Pisan. Pas de cours aujourd’hui.

Publié le 30 Mai 2013

christinedepisan.jpg« Suite aux incidents du 29, il n’y aura pas classe, ni cantine jeudi 30 mai ». C’est par un SMS émanant de la vie scolaire, que les parents d’élèves du collège Christine-de-Pisan, à Aulnay-sous-Bois, ont appris que les cours ne seront pas assurés aujourd’hui. En revanche, l’établissement reste ouvert. Un accueil sera effectué ce matin de 9 heures à midi.  

Hier, vers 10 heures, des tirs de pétards à l’intérieur des locaux ont créé un vent de panique parmi les élèves. La direction a décidé dans un premier temps de regrouper les collégiens dans la cour de récréation. C’est alors qu’une deuxième série d’explosions a retenti dans la cour, semant un peu plus la confusion. « La direction a choisi de prévenir les parents, qui sont venus chercher les enfants, et de fermer l’établissement jusqu’à la fin de la matinée », explique-t-on à l’inspection académique.

Réunion avec les parents ce soir 

Les tirs de pétards seraient le fait d’un petit groupe d’élèves scolarisés dans l’établissement. Affolés par le bruit, « des enfants se sont mis à pleurer », raconte l’un des collégiens. Aucun n’aurait été blessé. En revanche, l’événement a déclenché une 
crise d’asthme chez une fillette, incommodée par la fumée.
Mokhtaria Kebli, conseillère municipale d’Aulnay chargée de l’action éducative, s’est émue de la situation. « Je viens tout juste d’apprendre la nouvelle, déclare-t-elle, alors que j’ai passé l’après-midi avec des habitants du quartier. Nous avions parlé de tout autre chose. C’est le signe que pour eux ces phénomènes sont devenus banals. »

Ce collège réputé difficile accueille 600 élèves pour la plupart issus de la cité de l’Europe. Il est classé en ZEP (zone d’éducation prioritaire). L’élue ne s’avoue pas totalement surprise par ces débordements : « La situation sociale est devenue explosive dans ces quartiers où la paupérisation va croissante et où les moyens humains donnés aux établissements diminuent. » Une réunion d’information avec les parents est prévue ce soir à 18 heures au collège. 

 

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Sécurité publique

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Romuald Weymann 30/05/2013 13:13

« La situation sociale est devenue explosive dans ces quartiers où la paupérisation va croissante et où les moyens humains donnés aux établissements diminuent. »
Blalabla.

Etre pauvre prédisposerait donc à la délinquance.
Pourquoi ne pas enfermer tous les pauvres, à titre préventif, tant qu'on y est ?

Hier en début d'après-midi, je me suis rendu à la Poste Jeanne d'Arc.
En passant par la place du général De Gaulle, j'ai aperçu une demi-douzaine de jeunes adolescents - 12 ans maxi - qui zonaient sur cette même place.
Puis, en sortant de la Poste, je me suis dirigé vers le boulevard de Strasbourg en empruntant une rue perpendiculaire, la rue Isidore Nerat, et je suis tombé sur la même bande de jeunes.

En plein jour, ils étaient en train de donner des coups contre la vitrine d'un magasin de vêtements de hip-hop, quelque chose comme ça; probablement pour tester le système d'alarme.

Je me suis arrêté; voyant que je les observais d'un air réprobateur, ils ont déserté les lieux.
Quelques dizaines de minutes plus tard je les ai de nouveau recroisés, ils venaient de voler quelques fruits au vendeur à la sauvette pakistanais ou sri-lankais qui se trouve dans le passage
souterrain de la gare, et se dirigeaient vers les bus.

Que faisait cette bande de jeunes adolescents livrés à eux-mêmes, à tenter de faire de mauvais coups ?
Est-ce une question de paupérisation ou d'éducation ?

On peut être « pauvre », tout en étant cadré par des parents responsables.

On me rétorquera que nombre de familles, notamment en Seine-Saint-Denis sont des familles monoparentales (mères célibataires notamment), suffit de parcourir les rapports de la Caisse d'assurance
maladie * (le dernier rapport date de 2009, la situation n'a pas dû aller en s'améliorant...) : est-de la responsabilité de l'Etat, de la société, si des couples se séparent et si les parents ne
parviennent pas à tenir leur progéniture ?!

* http://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/cpam93_rapport_pauvrete_precarite_2009.pdf