82 513 habitants à Aulnay-sous-Bois ?

Publié le 22 Novembre 2010

L'édition 2010 des tableaux de l'économie française situe Aulnay-sous-Bois au 54ième rang des communes de France les plus peuplées. Pour la Seine-Saint-Denis, Montreuil se classe à la 39ième place avec une population de 102 097, suivie de près par Saint-Denis, 41ième avec 100 800 habitants.

POPULATIONAULNAY2010.jpg

Comme vous l'aurez noté, bien qu'il s'agisse de l'édition 2010, le tableau présente la situation avec un décalage de trois ans, soit en 2007. Par ailleurs, c'est le chiffre de la population municipale qui correspond désormais à la notion de population utilisée usuellement en statistique. C'est le chiffre qu'utilise l'Etat pour octroyer les éventuelles dotations, basées sur un critère démographique.

Pour rappel, la population municipale comprend les personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune (y compris les étudiants mineurs ayant leur logement à l'extérieur), les personnes détenues dans les prisons de la commune, les personnes sans-abri recensées sur le territoire de la commune et les personnes résidant habituellement dans une habitation mobile recensée sur le territoire de la commune. Par contre les étudiants majeurs sont comptabilisés dans la commune où ils étudient et les militaires dans la commune de leur base militaire.

Source : Tableaux de l'Economie Française Edition 2010 de l'INSEE

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Démographie

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Xavier 25/11/2010 13:19


@ Stéphane,

Je poursuis mon petit commentaire. A propos, maintenant de ce que l'on appelle "les villes de banlieue".

Je note parmi les villes citées : Argenteuil, Montreuil, Saint-Denis, Créteil, Nanterre,Versailles, Vitry-sur-Seine, Colombes, Asnières, Rueil-Malmaison et Saint-Maur des Fossés.

Je ne les connais pas toutes. Mais de ce que j'en connais, je retiens à peu prés ceci :

Versailles, Rueil-Malmaison et Saint-Maur des Fossés sont des villes qui ont su préserver leur urbanisme. Mais cela est sûrement, un hasard, elles sont toutes administrées, je crois, par des maires
dits "de droite". Non point que je considère que la "droite" ait le monopole de l'urbanisme intelligent car il existe aussi des villes dites "de gauche" ayant réussi dans ce domaine. Mais en
banlieue parisienne on les cherche...

Versailles est une ville royale (comme quoi les rois n'ont pas forcément mauvais goût : ils savent construire des châteaux, des jardins, de larges avenue. Pour nous à Aulnay, le seul château que
nous avions a été détruit !

Rueil-Malmaison est une ville qui a su préserver son centre, même si par ailleurs elle a su s'adapter à la modernité en attirant en périphérie des immeubles de bureaux de qualité.

Saint-Maur des Fossés est également une ville qui a su préserver son tissu pavillonnaire et tirer le meilleur parti de sa proximité avec la Marne.

Venons-en maintenant aux autres villes citées.

Colombes a su également, je crois, préserver ses quartiers pavillonnaires, mais cela fait longtemps que je n'y suis pas allé.

Argenteuil, Nanterre, Créteil, Vitry-sur-Seine sont à peu prés l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire : ce que j'appelle l'urbanisme quantitatif au dépens de l'urbanisme qualitatif. Mais là aussi
peut-être y a-t-il eu depuis quelques années des changements ou aménagements tendant à corriger tout cela. Je ne sais.

Quid des deux autres villes citées de notre Département ?

Montreuil est un exemple assez parfait d'un centre-ville prés de la Mairie assez mal fichu et peu attractif, couplé un peu plus loin avec des quartiers de petites maisons ou de petits habitats
collectifs qui ont su conserver leur caractère de maisons et beaucoup plus loin des grands ensembles ayant de l'espace mais nécessitant d'être réhabilités.

Je crois que cela a été longtemps une "municipalité communiste ou apparentée". Ce dont, je suis sûr, c'est que le centre centre, tout comme celui de Bobigny est complètement raté et je ne pense pas
que ce soitle type d'urbanisme que veulent les Aulnaysiens. La municipalité est devenue "verte" aux dernières élections, mais pour être honnête, je ne sais pas ce qu'a fait D. Voynet, en terme
d'urbanisme, depuis qu'elle a été élue.

Saint-Denis bénéficie d'une basilique royale intéressante mais la dernière fois que j'y suis passé, il m'a semblé qu'elle ne s'intégrait pas bien dans le tissu environnant du centre-ville qui m'a
paru assez dégradé, notamment au plan du paysage urbain et des commerces. De plus, il y a, je crois, des problèmes assez importants de drogue et de délinquance.

Mais Saint-Denis bénéficie, aussi, d'espaces importants, notamment prés du Canal Saint-Denis où des opérations de promotion offrent quelques réalisations architecturales innovantes dans des
secteurs où existent des vues dégagées et des espaces verts.

Voilà un petit tour d'horizon. Mais je crois qu'il faudrait un peu plus se concentrer sur les autres villes du Département pour arriver à dresser une cartographie de ce que nous ne voulons pas pour
Aulnay et notamment pour son ou ses centres. Et si l'on veut bien considérer que nombre d'entre elles ont été administrées par la "gauche"...Il y a, je crois, une crainte légitime que de telles
erreurs se reproduisent.

Mais, je ne veux pas finir sur une note négative. Je plaide donc pour un urbanisme concerté, beau et intelligent à Aulnay-sous-Bois. A force de dire les choses, peut-être pourra-t-on être entendus
?


Xavier 24/11/2010 15:25


@ Stéphane,

Merci pour cet article.

Je me permets de faire quelques observations à la lecture de ces tableaux.

1. La définition de la population municipale.

Y a-t-il une prison dans la commune ? A priori, je ne crois pas. Est-il souhaitable qu'il y en ait une ? A priori, non plus. Pour ma part, je préfère les crèches, les écoles, les jardins, les
usines, les bureaux. Mais, s'il faut respecter absolument le critère "plus de 80 000 habitants" (question, semble-t-il de gros sous que je comprends bien) pourquoi pas ? Là, je plaisante vraiment
!

Y a-t-il des personnes sans-abri ou des personnes résidant dans une habitation mobile recensées sur le territoire ? Je ne sais pas, mais cela serait intéressant à savoir.

Par ailleurs qu'entend-on par résidence habituelle ? Ceux et leurs enfants qui ont leur domicile fiscal à Aulnay ? Ceux qui ont été recensés? Quid, aussi de ceux qui, leurs vieux jours aidant, ont
aussi une résidence secondaire, si possible au soleil ?

Bref, la notion de population par essence mobile et flexible mériterait d'être précisée pour Aulnay-sous-Bois. Peut-être cela pourrait-il faire l'objet d'un article détaillé de la part de nos amis
d'Oxygène ?

2.La notion de commune et d'agglomération.

La commune est-elle encore un espace d'analyse pertinent ?

Vraisemblablement pas, puisqu'on raisonne beaucoup plus en termes d'agglomération. Cela est vrai pour toutes les villes de province et un peu moins pour les villes de banlieue (avouons quand même
que le mot "province" sonne mieux que celui de "banlieue"). D'où l'idée bien sûr d'une agglomération parisienne et d'un "Grand Paris".

3. La notion d'urbanisme.

Il est frappant de comparer sur le plan urbanistique des villes de province telles que Pau, Poitiers, Avignon, Nancy, Rouen, Caen, etc...avec Aulnay dont la population est proche ou relativement
proche.

Si l'on se déplace dans ces villes on constate des rues ou des avenues plus larges, un ordonnancement du centre-ville pensé et réfléchi autour de grands boulevards, des places, des jardins... ce
qui n'empêche pas de conserver des quartiers historiques centraux avec une belle architecture et un style qui donnent un charme particulier à ces villes.

Chacune a son histoire, son style, sa logique, son environnement, ses atouts culturels ou économiques mais il est très probable que pour chacune d'elles la notion d'identité urbanistique y est
beaucoup plus prégnante. Je ne parle pas de la notion d'appartenance, mais il est probable là encore qu'elle y est plus homogène.

Certes, sauf à certains endroits précis par trop dégradés (voir les quelques démolitions réalisées dans le cadre de l'ANRU) il ne saurait être question de procéder à une "tabula rasa" .

Il s'agit alors de réaliser une amodiation intelligente du tissu urbain existant allant dans le sens de sa modernisation tout en préservant ou créant, selon les cas, un cadre de vie agréable afin
de retrouver au sein même de la ville cette notion de village espace pertinent de convivialité.

Que les augures veuillent bien nous entendre !