Destruction d'une zone pavillonnaire... Mode d'emploi.

Publié le 3 Mars 2009

Pour construire des logements sociaux dans un quartier voué à l’habitation privée, il faut changer la dénomination de cette zone.

 

Dans notre paisible quartier la mairie a décidé de construire un immeuble de 30 appartements,

c'est-à-dire qu’elle doit supprimer la zone pavillonnaire ; fini le calme, bienvenue aux voitures et aux mobylettes, au bruit et à la pollution. Pour ce faire, la mairie doit faire une demande de changement de plan d’occupation des sols et elle doit prévenir ses administrés par annonce sur les tableaux administratifs communaux.

 

Elle peut le faire assez facilement, sauf en cas d’opposition massive des riverains.

 

Nous vous demandons donc de nous aider dans notre opposition au changement de cette zone.

Cela peut arriver à n’importe qui d’entre vous, dans n’importe quel quartier, demain peut-être chez vous.

 

Nous voulons garder notre tranquillité et la sécurité de la zone pavillonnaire.

 

Mobilisez-vous avec nous pour préserver cette qualité de vie à laquelle chacun a droit.

 

Ne laissons pas créer un précédent .

 

Faites nous partager votre expérience : avez-vous déjà été confronté à ce même problème ? A-t-il été résolu ? Comment ?

 

Ci-dessous un aperçu de ce que vous verrez désormais des fenêtres de vos pavillons :

 

 

Rédigé par Anne-Marie Lobbé le Mardi 3 Mars 2009 à 23Heures19.

Rédigé par stefanfaith

Publié dans #A vos quartiers !

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cathygarnacho@hotmail.com 21/05/2010 12:38


Maintenant je vous comprend. En rentrant de Vacances, avril dernier, nous avons eu connaissance du projet Quartier Mairie. Apparement, notre résidence ne les intéresse pas mais de ma terrasse
j'aurai vu sur 200 logements et quelle population?


F. Ilardi 03/05/2010 19:57


Bonjour,
Je suis un jeune architecte tout particulièrement intéressé par les mutations urbaines. J’ai parcouru ce blog et pris connaissance de vos doutes, de vos craintes. Je n’habite pas votre ville et ne
peut que donner un avis extérieur. Je dois avouer que je partage la vision des choses du poste plus haut, à savoir que l’étalement urbain et le modèle pavillonnaire sont amenés à disparaitre. C’est
une question de sauvegarde du territoire.
Bien sure que les habitant de ces zones résidentielles défendent leur quartier, leur manière de vie. C’est même réconfortant d’observer un certain engagement quand il est question d’urbanisme et
d’architecture. Les gens sont attachés à leur logement comme le sont les habitants des grands ensembles, où malgré le collectivisme, une vie sociale est prépondérante.
Ceci dit je ne crois pas au combat voulant empêcher la densification urbaine. Mais plutôt à celui qui consiste à exiger une qualité des futurs immeubles bâtis. La densification ne peut se faire
qu’en douceur, progressivement. Ainsi ne méprisez pas un édifice parc qu’il fait trois étages de trop, mais parce qu’il est mal conçu, ne répond pas à une logique d’évolution à long terme, ou tout
simplement parce qu’il est moche ; l’illustration de cet article en est un exemple.
Être acteur de ce changement serait plus prolifique qu’en être opposant. Militer pour que tout ceci soit fait en concertation avec les riverains vous permettrait de mieux faire passer vos idées,
vos attentes, la vision que vous avez de votre quartier à long terme.


Amélie Roulet 27/04/2010 09:18


Bonjour,
Je viens de lire le dernier commentaire, qui prône la destruction des pavillons en faveur de logements collectifs...
Il eût été sûrement plus sain que l'auteur de ce commentaire donne son nom...

Le jour où les politiques commenceront à habiter dans des logements collectifs (et donc auront des pensées moins individualistes), on pourra peut être en reparler...
Je suppose d'ailleurs que vous êtes vous-mêmes en logement collectif... à moins que?

J'ajouterai également, que contrairement à ce que vous dites, les gens dans les quartiers pavillonaires ne sont pas individualistes. En général, les gens se connaissent, se parlent... peut être
autant voire plus que dans un habitat collectif!


asmo 26/04/2010 12:59


L'étalement urbain produit par les zones pavillonnaire est aujourd'hui le principal mal de l'urbanisme et de l'aménagement du territoire en France.
Pourquoi s'acharner à le défendre quand au sais que son coût, tant pour la collectivité, l'environnement, et notre territoire est catastrophiquement destructeur.
Collectivement; la débauche de route, de réseaux d'assainissement, d'eau potable, d'électricité, d'éclairage etc représente un cout par habitant, et donc un poids, très important pour la
collectivité.
Environnement; la même débauche de matériaux et d'énergie, pour offrir à chacun ce qui pourrait être commun et une débauche énergétique de quartiers construit bien souvent avant les réglementation
techniques en termes d'isolation, coute cher à l'environnent, et donc à vos enfants...
Une consommation d'espace considérable, au dépend des structure agricoles laissé par nos ancêtres.L'imperméabilisation de sols sur des surfaces de plus en plus grandes, sa pollution par
construction, de manière irrémédiable.
De surcroit, la faible densité est totalement incompatible avec des politique d'équipement public, pacs, terrain de sports, crèches...etc L'impossibilité de mettre à disposition des transports en
commun rationnels, rendant les habitant dépendant à la voiture, au détriment des population les plus vulnérables comme les jeunes et les personnes âgées.
Un urbanisme qui crée des quartier monofonctionels, totalement inadapté à l'implantation d'activité économique comme des commerces de proximité.
Sur le plan social et sociétal, les zones pavillonnaire sont l'illustration parfaite de la société de consommation individualiste, où chacun aspire à sa propre réalisation, fusse-t-il au détriment
autres, et où la proximité de nos compatriotes est perçus comme une gène voir une menace, au détriment d'un quelconque vouloir vivre ensemble.
Le modèle urbain des zones pavillonnaires est apparu aux états unis au début de guerre froide comme une bonne manière de diminuer l'impact d'une attaque nucléaire sur une ville en étendant sa
surface, et ce, dans une période d'abondance et d'insouciance sur le plan pétrolier.
En France c'est à la fin des année 70 que ce modèle fut présenté comme une alternative aux grand ensemble construit depuis l'après guerre et critique pour leur trop forte densité et leur
austérité.
Incapable d'en prédire le succès, les politiques comme les lobbing industriels les ont élevé au rang de rêve, d'objectif et de modèle de réalisation familiale. Aujourd'hui le phénomène est
endémique et gangrène nos campagne, assèche nos ville, accable l'environnement, noircissant notre avenir et celui de nos enfants.
Alors NON messieurs dames, vous ne pouvez et ne pourrez pas vous opposer à la densification de ces quartiers, c'est là notre seul avenir. L'enjeu n'est pas de le combattre, mais bien de
l'accompagner pour que ce soit demain la structure d'une ville saine, égale et fraternelle à laquelle tout le monde puisse aspirer.


Karine Hubert 08/03/2009 15:24

Je suis née et vit rue Marcel (perpendiculaireà la rue des saules) depuis 33 ans !!! (avec une petite interruption de 5 ans. Durant ces quelques années qui nous ont paru très longue je suis allée vivre Avenue Anatole France en face Schohy dans une "petite résidence de 4 étages"!!!! mais quel bruit !!! et quand nous avons eu la possibilité de revenir vivre avec mon mari et nos deux enfants dans la maison où j'avais grandie, nous n'avons pas hésité !! La rue marcel, paisible et tranquille et où tout le monde se connaît, se parle, s'invite et s'entraide contrairement à la fameuse "petite résidence que nous avions connue, beaucoup de nuisance!!! alors arrêtons de vouloir augmenter la population d'Aulnay en entassant des gens les uns sur les autres !! c'est sûr on a besoin d'avoir des habitations mais pas au détriment de la tranquilité de chacun. Il existe tant de possibilités. Pourquoi pas un 2ème relais d' assistantes maternelles car celui de la rue Jules pincet est très éloigné pour nos enfants du quartier et pour les assistantes maternelles. Pourquoi pas des pavillons "intergénérations" : au RDC, des personnes agées sous la responsabilités, de 3 familles (donc 3 emplois) qui ont des appartements à l'étage, qui doivent s'occuper à tour de rôle (7 heures par jour)des retraités, en leur faisant la nourriture, le ménage etc...Et donc des personnes agées qui ne sont plus seules. Ce projet existe déjà dans certaines villes et fonctionne très bien. Alors pourquoi ne pas essayer! et éviter un projet de 30 logements... Pourquoi vouloir refaire ce qui a été défait à 100 mètres à vol d'oiseau de notre quartier car 30 logements équivaut à bien plus que 30 voitures à garer dans un quartier où chacun de nous avons déjà bien du mal à nous garer. Entre nos véhicules de la rue et ceux des habitants des immeubles de l'allée des merisiers. Restons plutôt sur un projet de petits pavillons individuels ou pavillons intergénération.

Hervé Suaudeau 05/03/2009 15:29

Bonjour,

Dans le PLU (plan local d'urbanisme) préparé il y a deux ans, votre zone pavillonnaire a-t-elle été transformée en zone d'immeubles ?
Si c'est le cas, il vous faudra faire preuve de beaucoup de persuasion et pédagogie car vous vous opposerez à la décision de l'ancienne municipalité entérinée par la nouvelle.
Ce dont je suis convaincu est que les riverains doivent être informée et si possible associés.

ferrand robert 05/03/2009 11:23

m le Maire 3 jours ce n'est pas beaucoup pour réunir les riverains pour le projet immobilier de la rue des Saules je n'ose penser que vous ne respecterez pas votre promesse

ferrand 04/03/2009 10:21

M. le Maire il ne reste plus que 4 (quatre) jours pour organiser la réunion d'information que vous nous avez promise le Dimanche 22 02 09 sur le marche de la gare d'Aulnay je cite "d'ici 15 jours je réunirai les riverains au sujet du projet immobilier de la rue des saules" nos préocupations sont de plus en plus grandes qu'attendez vous pour nous rassurer Robert Ferrand

jean latouche 04/03/2009 07:59

30 logements? êtes vous sur, cela ne serait pas plutôt 60 voire 100 logements, au dernier moment on rajoute quelques étages... ça ne coute pas tellement plus cher

et en plus vous aurez de belles qualités architecturales et pas non ces immeubles standings que personne ne peut se payer! (dixit un élu...)

n'oubliez pas de dire Merci Monsieur Gérard Ségura