Le maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza tient ses promesses : développer la police municipale

Publié le 13 Novembre 2019

A l'approche des élections municipales de mars 2020, Le Parisien a passé au crible la gestion de 41 villes clés en Ile-de-France et dans l'Oise, dont cinq en Seine-Saint-Denis. Nous avons analysé trois promesses de campagne de 2014. Ont-elles été tenues ?  Qu'en pensent les habitants ? Que dit l'opposition ? Que répond la municipalité ? Focus sur Aulnay-sous-Bois.

Dirigée par l'ancien policier Bruno Beschizza (LR), l'équipe victorieuse en 2014 à Aulnay-sous-Bois avait axé sa campagne sur la sécurité, la reconversion de la friche PSA - désertée par l'usine automobile de 3 000 ouvriers - et la stabilité des impôts.

Le maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza tient ses promesses : développer la police municipale

2. Développer la police municipale : promesse tenue

« Les agents sont harnachés comme Robocop, ça dissuade les délinquants », analyse Stéphane, associatif. Et pour cause : Bruno Beschizza, l'ancien policier devenu maire, a mis le paquet. Sa police municipale, avec 80 agents, est la première d'Île-de-France. En 2021, il y aura 500 caméras de vidéosurveillance.

« Les policiers municipaux sont nombreux, c'est une évidence. Après, est-ce que l'on se sent plus en sécurité, difficile à dire. Cela n'a pas empêché des drames comme l'affaire Théole décès du jeune Dalil, ou celui de Yacine », commente une mère de famille des Etangs.

Si l'on s'en tient aux chiffres, la municipalité met régulièrement en avant certaines statistiques positives de la police nationale, dont la baisse de 21 % des vols avec violences entre 2018 et 2019.

Benjamin Giami, lui, brandit d'autres chiffres. A commencer par un récent classement du Figaro, dans lequel Aulnay figure en sixième position des villes les plus violentes. Ce tableau établit un "taux de violence" pour 1 000 habitants, selon le nombre de vols avec violence et de coups et blessures.

A gauche, on souligne « de nouveaux points de deal dans tous les quartiers », ou encore « d'incroyables problèmes de stationnement ». De quoi agacer Guy Challier : « Du trafic de drogue, un stationnement sauvage… Où sont les résultats de cette police municipale ? »

La réponse de Bruno Beschizza : « Les chiffres de la police nationale — donc pas les nôtres — parlent pour nous ! » L'édile mise sur le travail conjoint avec le commissariat : « Je leur donne des moyens — voitures, ordinateurs, entretien — car j'estime que c'est en travaillant main dans la main qu'on a des résultats ». Et pour sa première adjointe Séverine Maroun, c'est indéniable : « La ville est apaisée ! Ceux qui disent le contraire… sont en campagne ! »

Source article : journal Le Parisien / Source photo : compte Twitter de Séverine Maroun

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Sécurité publique

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