Fermeture de l'usine PSA à Saint-Ouen : les salariés rescapés d'Aulnay-sous-Bois ont le blues

Publié le 20 Novembre 2018

Vous pouvez prendre connaissance ci-dessous d'un article de Gwenael Bourdon, du journal Le Parisien. Il revient sur la fermeture programmée de l'usine PSA de Saint-Ouen en 2021. Certains salariés qui avaient connu la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois avaient retrouvé un emploi là-bas. Ils sont de nouveau plongés dans l'angoisse...

Parmi les 324 salariés du site PSA de Saint-Ouen voué à fermer en 2021, une poignée a déjà connu la fin de l'emblématique usine d'Aulnay-sous-Bois.

Voilà quelques jours qu’Aziz a renoué avec une vieille sensation, désagréable et tenace : « Qu’est-ce qu’il va nous arriver maintenant ? Où est-ce qu’on va aller ? » L’ouvrier de l’usine PSA de Saint-Ouen sait désormais que le site fermera ses portes en 2021 au plus tard. Il doit laisser place au chantier du futur Grand Hôpital. Un comité central d’entreprise extraordinaire se réunit ce mercredi sur le sujet et doit évoquer les solutions proposées pour les 324 salariés.

L’angoisse de l’avenir, Aziz connaît bien. Comme une vingtaine de salariés de Saint-Ouen, il a connu la fin d’une autre usine, celle d’Aulnay. « C’était mon premier travail, j’avais 19-20 ans. Je me disais : c’est une usine automobile, ça ne fermera pas. C’était une usine moderne », raconte ce conducteur d’installation, âgé de 36 ans et père de trois enfants en bas âge. En juillet 2012, l’annonce de la fermeture avait fait l’effet d’un tremblement de terre aux 3 000 salariés aulnaysiens.

« Pendant des mois, la direction avait démenti, pour que les gens ne se révoltent pas », se souvient Ahmed, 54 ans, employé au conditionnement. A Saint-Ouen, en revanche, l’annonce de la fermeture n’a guère surpris Aziz : « Dès que je suis arrivé, j’ai compris qu’ici ça ne durerait pas. Les gens partaient et on ne les remplaçait pas… »

« On en a fait, des sacrifices »

L’annonce officielle, faite au personnel la semaine dernière, laisse un goût amer aux « rescapés d’Aulnay ». C’est ainsi que se définit Sandrine, l’œil noir au-dessus d’un gobelet de café. « Ils délocalisent tout ! », fulmine l’ouvrière de 49 ans. PSA Aulnay, c’était toute sa vie : « J’y suis entrée à 18 ans, c’est là que travaillaient mes parents, que travaillait mon conjoint… Quand tu es jeune, tu construis ta vie autour de ton gagne-pain. » Le couple avait fait construire sa maison dans l’Oise, « pas trop loin » d’Aulnay.

Article du journal Le Parisien à lire en cliquant : ici 

Source article et photo : Gwenael Bourdon du journal Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #93 Infos

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