Le maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza reçoit le ministre des comptes publics Gérald Darmanin pour signer un pacte financier avec l’Etat

Publié le 24 Juin 2018

Bruno Beschizza, maire (LR) d’Aulnay-sous-Bois, reçoit ce lundi Gérald Darmanin, le ministre des comptes publics, pour signer la contractualisation de sa ville.

Négocier, plutôt que subir. C’est le parti pris de Bruno Beschizza, maire (LR) d’Aulnay-sous-Bois, qui reçoit ce lundi soir Gérald Darmanin, le ministre de l’action et des comptes publics, pour signer la contractualisation de sa ville avec l’Etat. En résumé : un « contrat » obligeant la commune à ne pas augmenter de 1,3 % les dépenses de fonctionnement chaque année, jusqu’en 2022, en échange du maintien des dotations d’Etat. Un choix que l’édile sarkozyste assume sans ciller et surtout, sans crier à la « mise sous tutelle ».

« Depuis 2014, j’ai perdu 26 M€ de dotations »

« Si l’on est lucide, on sait que cela fait des années que les budgets des collectivités sont contraints par l’Etat : rigidité salariale des agents, baisse des dotations d’Etat, ou encore obligation d’épargner… A Aulnay-sous-Bois, depuis 2014, j’ai perdu 26 M€ de dotations, l’équivalent de cinq ans d’entretien de voirie », égrène Bruno Beschizza. Qui appuie : « Certains élus peuvent continuer de faire semblant et subir totalement cette contractualisation, mais moi je décide de me mettre à la table des négociations avec l’Etat, de faire du gagnant-gagnant, ne pas subir. »

Et alors que l’Etat a proposé à Bruno Beschizza une contractualisation avec un plafond à 1,5 % plutôt que 1,2 % pour la majorité des villes concernées - en considérant la démographie dynamique d’Aulnay-sous-Bois et des efforts budgétaires déjà enclenchés - l’édile se félicite d’avoir retoqué et misé sur un plafond à 1,3 %.

Concrètement, dans quels domaines sa majorité va-t-elle faire des économies ? « Mes impératifs : garder un haut niveau de service public, ne pas augmenter les impôts, respecter un pacte social avec mes agents, détaille le maire. Partant de là, mon administration met en place une organisation intelligente, réfléchie avec les syndicats. »

Quelques marges de manœuvre

Ainsi, l’une des marges de manœuvre consiste à ne pas remplacer automatiquement un agent partant à la retraite. « Chaque mois, une commission du personnel fait le point sur les demandes des services en matière de remplacement et évalue les besoins », précisent les services de la ville. Par exemple : « Avant, nous avions un directeur de la jeunesse et un directeur de l’éducation, mais aujourd’hui, nous avons un directeur de l’éducation et de la jeunesse ».

« Autre point d’économie : pour la cuisine centrale, nous sommes passés d’un marché global avec un seul prestataire pour toutes les denrées à un système d’allotissement, avec des producteurs qui répondent directement pour chaque denrée. On supprime des intermédiaires », indique encore la direction générale des services.

« J’ai aussi mis fin à des pratiques inutiles : avant 2014, la ville dépensait 40 000 € pour des voyages d’élus dans le cadre de jumelages. Avec moi, c’est 0€ », grince encore Beschizza. Qui ajoute : « Ceux qui disent que c’est sur les services publics qu’on gratte se trompent : en 2018, le budget sport et jeunesse a augmenté de 12,6 % et celui de l’éducation, + 6,18 % ! »

Source article : Thomas Poupeau du journal Le Parisien / Source photo : site internet de la ville d’Aulnay-sous-Bois

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Finances

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