Un lycéen d’Aulnay-sous-Bois au tribunal pour une affaire de racket à Tournan-en-Brie

Publié le 16 Avril 2015

Un lycéen d’Aulnay-sous-Bois au tribunal pour une affaire de racket à Tournan-en-Brie

«L’extorsion, c’est du banditisme de grand chemin. Il y a eu la préméditation !». Le procureur, Daniel Hatzenhoffer, a eu la dent dure à l’encontre d’un lycéen de 20 ans, d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Ce dernier comparaissait ce mardi devant le tribunal correctionnel de Melun.

Avec trois autres copains, des mineurs, il s’en est pris à quatre autres jeunes pour leur dérober sous la menace des téléphones portables et même un briquet. Au final, il a été condamné à six mois de prison avec sursis, cent cinq heures de travail d’intérêt général et à verser 2869,80 € aux victimes. La plus jeune d’entre elles est un garçon de 11 ans.

Les faits se sont déroulés le 17 janvier dernier à Tournan-en-Brie. Partis en train de la gare d’Aulnay-sous-Bois, les quatre amis ont mené une véritable expédition. L’un d’eux était porteur d’une bombe lacrymogène, l’autre d’un taser. C’est à la sortie du collège ou encore près du parking SNCF de Tournan-en-Brie qu’ils ont sévi.

Cachés derrière des buissons et portant des capuches, ils bondissent sur leurs proies : des collégiens ou lycéens comme eux. Le prévenu est présenté comme le meneur. Il exige des victimes qu’elles lui remettent leurs téléphones portables. Autour de lui, ses trois autres copains jouent les gros bras, exhibant leurs armes. L’un d’eux met la gazeuse au niveau du visage de l’un des collégiens. «J’étais encerclé par les quatre individus»,a-t-il déclaré aux enquêteurs. Sorti de son établissement à seize heures, un lycéen se rappelle lui aussi très bien de la scène : «Les quatre sont arrivés droit sur moi. L’un d’eux, m’a donné un coup au visage et a crié donne-moi ton téléphone. Avant de partir, il m’a tapé dans l’œil gauche.»

Reconnu par les victimes, le prévenu a fini par avouer. «Qu’est-ce qui lui est passé par la tête ce jour-là ? Tout le monde se pose la question, à commencer par ses parents. A l’école, il a de bons résultats. Il passe son bac pro cette année. Il n’a pas le profil d’un délinquant», a noté son avocate, Me Muriel Pelliet-Rybeyre. A la barre, il a expliqué avoir été lui-même victime d’un vol de téléphone portable. «Mais ce n’était pas traumatisant», a-t-il reconnu. Du côté des victimes, ce n’est pas la même chose : «Elles ont peur de sortir dans la rue. Peur d’aller à l’école», a déploré Me Gillet.

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Sécurité publique

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RW 16/04/2015 14:23

Des lacrymo, des "tasers" (en fait des paralyseurs électriques"), on en saisit régulièrement au boulot sur des jeunes revenant de Thaïlande.
Notamment des paralyseurs électriques camouflés sous des objets plus inoffensifs (smartphones, lampe-torche...).

Méfiance, donc.