L’image de la Seine-Saint-Denis ternie par les dépôts sauvages d’ordures

Publié le 23 Février 2015

L’image de la Seine-Saint-Denis ternie par les dépôts sauvages d’ordures

C'est une image récurrente qui déplaît fortement au président PS du conseil général, Stéphane Troussel, et plus globalement à l'ensemble des habitants du territoire : les dépotoirs géants à certaines entrées et sorties des autoroutes A 86, A 1 et A 3, des voies appartenant à l'Etat. L'élu a donc décidé de prendre les choses en main en menaçant de faire nettoyer les sites et d'envoyer la facture au cabinet de Ségolène Royal. D'après les estimations des services, cela coûterait plus d'un million d'euros. Visite guidée.

Le parcours débute non pas sur une autoroute mais juste derrière le conseil général à Bobigny, sur un site de la SNCF. Le long de la voie ferrée, chemin Latéral, le talus et le trottoir sont couverts de déchets : bidets, matelas, WC, vêtements, la liste est aussi longue qu'un inventaire à la Prévert mais légèrement moins poétique. Les détritus sont si nombreux qu'il n'est pas possible pour des poussettes de rouler ni même pour des piétons de marcher. Le spectacle est d'autant plus désolant qu'à quelques mètres se trouve le parc départemental de la Bergère.

Autre site : la sortie de l'A 86 au niveau de La Courneuve. De part et d'autre de la voie de dégagement s'entassent toutes sortes d'immondices. A l'origine, il s'agit d'un camp rom démantelé mais jamais nettoyé. De nombreux blocs de pierre, hérissés de tiges métalliques, recouvrent le site qui n'est pas sécurisé. On y retrouve des déchets ménagers et des gravats. « Certaines entreprises n'hésitent pas à venir la nuit pour se débarrasser de leurs encombrants, s'insurge Emmanuel Petiot, directeur de la voirie au conseil général. Dans une décharge, cela leur coûterait beaucoup plus cher et leur prendrait plus de temps car elles sont généralement situées sur des sites éloignés. »

Les entrepreneurs peu scrupuleux ne sont pas les seuls à agir ainsi. « Les déchets attirent les déchets, constate Daniel Delaune, adjoint à la gestion de la voirie. Les particuliers s'y mettent aussi. Surtout quand il s'agit de se débarrasser de produits toxiques comme la peinture, l'huile etc. » Avec ses services, ils ont donc demandé un devis pour nettoyer le site. Celui de La Courneuve, à lui seul, reviendrait à la somme astronomique de 500 000 € et plus d'un million d'euros si l'on totalise l'ensemble des lieux repérés par les services de la voirie. Une situation intolérable pour Stéphane Troussel. « Cela fait des mois qu'on alerte les autorités et qu'on envoie des courriers, certains remontent à septembre 2013, et il ne se passe rien, s'énerve-t-il. J'en ai assez que la Dirif (Direction interministérielle des routes d'Ile-de-France) ne fasse pas son boulot. A Paris, ces décharges disparaîtraient dans l'heure. C'est l'image même de la Seine-Saint-Denis qui est en cause. » Le président du conseil général veut une réponse de l'Etat avant la fin du mois.

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Transports

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' 27/02/2015 07:25

Marc tu n,as qu',à voir ce qui se passe sur la voie bretelle sortant côté gros saule et qui donne sur la n2 c,est honteux occupant nous d,abord de notre ville merci

MC 26/02/2015 15:48

Désolée mais Aulnay n'a pas tjrs été un dépôt d'ordures, j'y suis depuis 1962 !!!

Mais qu'en est-il de la N2 à proximité d'Aulnay où les ordures débordent sur la voie de droite !!!

yousri 24/02/2015 09:11

Aulnay depot d ordures, on a l habitude, et ce , depuis des dizaines d années.......