Et si la Seine-Saint-Denis basculait à droite aux élections départementales de 2015 ?

Publié le 9 Février 2015

Et si la Seine-Saint-Denis basculait à droite aux élections départementales de 2015 ?

Pour la première fois de l'histoire de la Seine-Saint-Denis, l'hypothèse d'un basculement à droite devient une réelle possibilité, après les bons résultats de l'UMP et l'UDI aux dernières municipales. Reste un écueil pour les politiques, et pas des moindres : comment motiver les électeurs à se déplacer alors que d'une part, on ne connaît pas les nouvelles compétences du conseil général et d'autre part, le territoire pourrait être amené à disparaître en 2020 au profit du Grand Paris ? Voici les stratégies des partis.

PS - EELV, très organisés. Dès la mi-décembre, les deux partis ont présenté un accord afin de présenter des candidats communs. Pourquoi si tôt ? Pour montrer l'existence d'une dynamique commune mais pas seulement. « Lors d'une consultation, près de 30 % des Verts ont refusé l'accord avec le PS, rappelle un élu socialiste. Il fallait donc aller vite pour ne pas donner le temps aux dissidents de convaincre d'autres adhérents. » Une stratégie qui a échoué à Saint-Ouen et Aulnay où des candidats EELV se sont alliés aux communistes. Pour le reste, l'objectif est clair : conserver la présidence. « Nous avons un bon bilan grâce à une politique d'investissement volontaire et nous avons changé l'image du département », assure Mathieu Hanotin, vice-président chargé de la campagne. Le parti table sur 10 cantons à gauche, 6 à droite et 5 indécis

UMP - UDI : la soif de conquête. A l'exception du canton de Saint-Ouen (où le sortant DVD Hervé Chevreau partira en dissident face à l'UDI William Delannoy), les deux partis présentent des candidats communs partout. Avec un objectif : remporter 11 cantons sur 21 pour obtenir la présidence. « Nos électeurs n'auraient pas compris que nous ne partions pas unis », analyse Jean-Christophe Lagarde, patron de l'UDI. « On doit faire avec un redécoupage qui avantage clairement les socialistes et leurs alliés, maugrée Philippe Dallier, président de la fédération UMP du 93. Mais attention au retour de boomerang. Nos victoires aux municipales de mars 2014 sont plutôt des signes encourageants. » Les stratèges du parti prévoient 10 cantons à gauche, 9 à droite et 2 indécis.

PC - Front de gauche : sauver les meubles. Nathalie Simonnet, secrétaire départementale du PC le reconnaît elle-même : « A nous seuls, nous n'obtiendrons probablement pas la majorité absolue. » En 2004, déjà le PC s'était retrouvé à égalité de siège avec le PS, avant de perdre la présidence du département en 2008. Aux dernières municipales, il a perdu plus de villes qu'il n'en a gagnées. Concernant cette élection, le parti pense être sûr de l'emporter sur quatre cantons. Afin d'augmenter ses chances, il tente toujours d'obtenir le ralliement de militants EELV. Ce qui explique que les candidats n'ont toujours pas été désignés sur cinq cantons. « Nous espérons que la ligne anti-austérité séduira au-delà du Front de gauche » lâche Nathalie Simonnet.

Le FN en embuscade. Le parti de Marine Le Pen sera présent partout. S'il n'a pas réussi à attirer des figures de la droite classique comme il l'espérait, il espère clairement jouer les arbitres. « Nous serons au second tour dans deux tiers des cantons car depuis les Européennes, où nous avons atteint plus de 20 % en Seine-Saint-Denis, nous connaissons un dynamisme sans précédent », assure Jordan Bardella, secrétaire départemental.

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

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farrugia 11/02/2015 08:26

Bonjour  moi j’ai distribué les tracs pour L’UMP , et le résulta  ses quand je me suis fait harceler . 
le secrétaire national de l'UMP Mr BESCHIZZA ma laisser tombé  et mon rien fait pour moi. 
MERCI   L’UMP.